samedi 3 janvier 2026

Mais où était le lièvre ?

Comme j'avais un œil ouvert à 5 heures ce matin, je suis partie vers 7 heures sur le port d'Algéciras, j'ai dû attendre, attendre jusqu'à 10 heures pour l'embarquement. Il y avait de nombreuses tortues et aussi de très grosses. Certaines avaient un frigo sur le dos.

La traversée du détroit de Gibraltar a été affreuse. 1 heure trente pour aller de Algéciras à Tanger-Med mais, 2 heures 30, sur le bateau, pour avoir un coup de tampon sur mon passeport. Si bien que lorsque le navire a accosté, j'étais encore dans la file d'attente du guichet de la police avec beaucoup d'autres tortues. Je suis restée tout ce temps parmi tous mes congénères. Tous rouspétaient. Personne n'a vu défiler la mer. Quoique, elle était très houleuse, et nous tanguions par moment. Heureusement mes quatre pattes me servaient de ventouse.

Lorsque j'ai vu le jour, il pleuvait. Beaucoup même. J'ai retrouvé le lièvre. Il n'était pas heureux car j'ai débarqué avant lui. Il a voyagé sur le même navire paraît-il. Mais la compagnie maritime Balaéria l'avait renfermé dans une cage en fer. Et, comme il était dans la soute il a dû attendre que toutes les tortues soient sorties de la bouche géante du navire.

Lorsque j'ai commencé à cheminer vers le sud, le soleil est apparu. Les sols étaient trempés. J'ai évité les flaques d'eau ! Je devais m'installer à Asilah mais le camping était rempli de tortues qui nageaient dans la boue.

J'ai préféré passer mon chemin. Larache, j'ai laissé, Kénitra également car je connais bien les campings qui me déplaisent. Alors j'ai continué mon chemin. Encore, toujours, jusqu'à Mohammédia. Le soleil jouait à cache cache jusqu'à l'entrée de Rabat, la capitale. Puis c'était le déluge, la nuit tombait, il y avait des tortues partout sur 6 files ; des petites, des grosses, même des très très grosses. Les feux rouges se reflétaient sur la chaussée inondée. Entre deux slaloms j'apercevais le lièvre qui sautillait...

Je suis si fatiguée que je vais rentrer dans ma coquille me reposer. Demain, je partagerais mes clichés de la journée.

***

«Ne déprécie pas la tortue à cause de son humilité, il se peut qu'elle te guide demain.»


Proverbe Ovambo

***

Tellement fatiguée, je suis devenue blanche...

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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