Aujourd’hui, c’est repos. Juste un petit tour dans le village. À la petite épicerie pour acheter de la salade, à la boulangerie pour la baguette. Et c’est le calme.
Dans le courant de l’après-midi, nous irons nous asseoir sur un banc, à l’abri des pins, face à la mer, juste de l’autre côté de la rue en sens unique.
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Vous aviez les 10 indices du quiz, avez-vous la réponse ?
- Je change de visage sans jamais changer de nom.
- Je peux être sauvage, mais je ne suis pas un animal.
- Je connais trois grandes colères : 1846, 1856 et 1866.
- On m’a longtemps parcourue pour transporter des marchandises.
- Léonard de Vinci a fini ses jours sur mes rives.
- Je passe devant des châteaux qui ont accueilli des rois.
- Je traverse Nantes avant de rejoindre l’océan.
- Mes eaux rencontrent les marées avant l’Atlantique.
- Je mesure plus de mille kilomètres.
- Je suis le plus long fleuve de France.
Je ne suis pas une plante, ni la côte, ni une fleur, ni la mer, ni la nature, ni une crue, ni la marine d'un fleuve, ni le Belem, mais je suis bien Le fleuve la Loire.
Bravo Ahmed, Brigitte, Lysiane, Karen, Blandine, Francine, Évelyne, Maman et toutes les personnes qui se reconnaîtront.
La Loire, un fleuve chargé d’histoire.
La Loire… Son seul nom évoque déjà de grands paysages, des châteaux, des bancs de sable dorés au soleil et cette eau qui semble parfois avancer paisiblement, comme si elle avait tout son temps pour rejoindre l’océan.
Avec ses quelques 1.006 kilomètres, la Loire est le plus long fleuve entièrement situé en France. Elle prend naissance en Ardèche, au pied du mont Gerbier-de-Jonc, à environ 1.400 mètres d’altitude, dans les paysages sauvages du Massif central. De là, elle entreprend un long voyage à travers le pays avant de terminer sa course dans l’océan Atlantique, par un vaste estuaire entre Nantes et Saint-Nazaire.
De la montagne à la mer, son caractère change sans cesse. Dans sa partie haute, elle se faufile entre les reliefs, traverse des gorges et suit des paysages encore sauvages. Puis, au fil des kilomètres, elle gagne les plaines, s'élargit, dessine des îles et fait apparaître de longs bancs de sable. Plus loin viennent les villes, les villages, les vignobles et les célèbres châteaux qui ont fait la renommée de la vallée de la Loire.
Car la Loire n'est pas seulement un fleuve. Elle est aussi une grande page de l'histoire de France.
Pendant des siècles, elle fut une importante voie de communication. Ses eaux étaient parcourues par des bateaux chargés de marchandises : céréales, bois, vin, sel et bien d'autres produits circulaient ainsi d'une région à l'autre. Des gabares et autres embarcations descendaient ou remontaient le fleuve, malgré les difficultés imposées par ses eaux capricieuses.
Car la Loire n'a jamais été un fleuve facile à dompter. Ses bancs de sable se déplacent, ses bras changent, son niveau peut varier considérablement et ses crues ont parfois été dévastatrices.
Les années 1846, 1856 et 1866 restent notamment gravées dans l'histoire des grandes crues de la Loire. Celle de 1856 fut particulièrement terrible et causa d'importants dégâts dans la vallée. Ces événements expliquent en partie la présence des nombreuses levées qui bordent encore aujourd'hui le fleuve et qui furent construites, renforcées et entretenues au fil des siècles afin de protéger les populations et les terres.
Mais la Loire est aussi intimement liée à l'histoire des rois de France.
À partir du XVe siècle, la vallée devient l'un des lieux privilégiés de la monarchie. Avant que Versailles ne devienne le centre de la cour, les rois, les reines, les princes et toute leur suite se déplacent de résidence en résidence dans cette région.
Les châteaux se multiplient ou sont transformés. Amboise, Blois, Chenonceau, Azay-le-Rideau, Chambord, Villandry et bien d'autres témoignent encore de cette époque où la Loire était au cœur de la vie royale.
Avec François Ier, la Renaissance apporte une nouvelle élégance à la vallée. Influencé par ses campagnes d'Italie, le roi fait venir artistes et architectes et transforme profondément l'architecture française. Le château de Chambord, dont la construction débute en 1519, devient l'un des symboles de cette époque.
À Amboise, un autre personnage illustre de la Renaissance vient terminer ses jours : Léonard de Vinci. Invité par François Ier, il s'installe au Clos Lucé, non loin du château royal, où il meurt en 1519.
Ainsi, lorsque l'on longe la Loire, il est difficile d'oublier que ces eaux ont vu passer des rois, des reines, des soldats, des marchands, des pêcheurs et des voyageurs. Le fleuve a accompagné les siècles et semble avoir conservé dans ses méandres un peu de tout ce passé.
Elle abrite de nombreuses espèces de poissons et ses îles, ses grèves et ses zones humides offrent un refuge à une multitude d'oiseaux. Sa végétation change au gré des saisons et de ses variations de niveau. En période de basses eaux, les bancs de sable apparaissent et donnent au fleuve une allure presque tranquille. Puis viennent les pluies, les crues, les eaux qui montent et les paysages qui se transforment.
C'est cette liberté qui lui vaut parfois le surnom de «dernier fleuve sauvage d'Europe». La Loire a conservé, sur une grande partie de son parcours, une dynamique naturelle que l'homme n'a jamais totalement réussi à maîtriser.
Ses rives ont également donné naissance à de grands vignobles. Sancerre, Pouilly-Fumé, Vouvray, Montlouis, Saumur, Chinon, Bourgueil et bien d'autres appellations profitent de cette longue vallée. Plus près de l'estuaire, le Muscadet rappelle que la Loire se rapproche peu à peu de l'océan.
Entre Sully-sur-Loire et Chalonnes, le Val de Loire possède une telle richesse historique, architecturale et paysagère qu'il a été inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 2000. Le fleuve, les châteaux, les jardins, les villes historiques, les villages et les paysages forment ici un ensemble exceptionnel.
À Nantes, elle devient plus large et son caractère maritime commence à se faire sentir. Le fleuve traverse la ville, contourne ses îles et ses anciens bras avant de poursuivre sa route vers l'estuaire.
Entre Nantes et Saint-Nazaire, le paysage change encore. La Loire se mêle progressivement aux influences de l'océan et des marées. Les zones humides, les prairies, les roselières, les vasières et les îles composent un décor tout particulier, où la nature côtoie les installations industrielles.
Enfin, après ce long périple commencé dans les montagnes de l'Ardèche, la Loire atteint Saint-Nazaire et s'ouvre sur l'immensité de l'Atlantique.
Mille kilomètres durant lesquels elle aura changé mille fois de visage.
Tantôt mince et tranquille, découvrant ses bancs de sable sous le soleil ; tantôt sombre et gonflée par les pluies : parfois sauvage, parfois majestueuse au pied des châteaux ; ici paisible, là tumultueuse… La Loire ne se laisse jamais tout à fait enfermer dans une définition.
Et lorsqu'elle disparaît enfin dans l'océan, elle emporte avec elle une longue histoire de France, laissant derrière elle des villages, des châteaux, des vignobles, des souvenirs… et cette impression étrange que, malgré tout ce temps passé à la regarder, on ne connaît jamais vraiment la Loire.
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Vous aimez jouer ? un dernier quiz sera en ligne demain. Attention ! Il n'y aura que 5 indices. Comme d'habitude, je me tairai sur vos réponses. Le résultat sera en ligne le 1er octobre.
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«Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur.»
Horace (65 av. J.-C. - 8 av. J.), poète latin
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À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

















































