dimanche 31 mai 2026

La fête des mères

Aujourd’hui est un jour très particulier. Un jour qui n’appartient ni aux paysages, ni aux voyages, ni aux découvertes. Un jour dédié à toutes les mamans du monde.

Pour une fois, je ne vous parlerai ni de la météo, ni d’une route sinueuse, ni d’un village au détour d’une montagne. Je pose mon carnet de voyage pour ouvrir celui de mon cœur. Ce chapitre est pour toi, maman.

Neuf mois d’attente pour me donner la vie, puis des années de présence discrète, de sacrifices silencieux et d’amour inconditionnel. Quand je repense à mon enfance, je revois cette petite fenêtre laissant entrer une lumière douce sur ta machine à coudre. Combien d’heures as-tu passées à confectionner mes vêtements avec patience et minutie ? À l’époque, je ne mesurais pas la valeur de ces gestes. Aujourd’hui, je comprends qu’ils étaient tissés d’amour.

Je me souviens de tes mains posées sur mes genoux écorchés, de tes mots qui calmaient les larmes. Les petits bobos d’enfant paraissent immenses lorsque l’on est petit, et tu savais toujours transformer les peurs en courage et les chagrins en sourires.

Je me souviens aussi de ton écoute, même lorsque la fatigue alourdissait tes journées. Tu trouvais toujours le temps d’accueillir mes histoires, mes rêves, mes joies et mes inquiétudes. Ce temps offert était précieux.

Une maman, nous n’en avons qu’une. Elle est notre premier refuge, notre première voix, notre première main. Même lorsque les années passent et que les chemins s’éloignent, son amour demeure, discret et fidèle, comme une lumière qui ne s’éteint jamais.

Aujourd’hui, maman, je veux simplement te dire merci. Merci pour ta patience, ton courage, et tous ces gestes simples devenus immenses avec le temps.

Je te souhaite la plus belle des fêtes des mères, celle que tu mérites depuis toujours. Que cette journée soit douce, tendre et lumineuse, à ton image.

Avec tout mon amour.

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«Le cœur d'une mère est un abîme au fond duquel se trouve toujours un pardon.»

Honoré de Balzac (1799 – 1850), écrivain français

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Pour maman




À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

samedi 30 mai 2026

Les roses du marché

Aujourd'hui, c'est jour de marché à Saint-Jean-d'Angély. Sous un soleil plus discret qu'à l'accoutumée, les étals colorés animent les rues et offrent à la ville un agréable parfum de vacances. Habitants, touristes et voyageurs se croisent dans une joyeuse effervescence.

Les odeurs de la rôtisserie se mêlent à celles des plats cuisinés tandis que les boulangeries exposent pains artisanaux, viennoiseries dorées et tartelettes aux fraises. À la veille de la fête des Mères, le fleuriste attire une foule nombreuse. Les roses, alignées en un élégant dégradé du rouge carmin au rose le plus tendre, côtoient tulipes, œillets et glaïeuls. Un véritable festival de couleurs.

En quittant le marché, nous flânons dans les ruelles pavées du centre historique. Les vitrines rivalisent d'originalité. Derrière celle d'un fromager, deux vaches grandeur nature installées autour d'une petite table offrent une scène pleine d'humour qui ne manque pas de faire sourire les passants.

Aux terrasses des cafés, les conversations accompagnent le parfum du café fraîchement moulu. Ici, le temps semble ralentir. Pourtant, quelques rues plus loin, certaines devantures fermées et maisons assoupies rappellent que les centres-villes évoluent au fil des années.

Au détour de la rue Grosse-Horloge, une magnifique maison à pans de bois du XVIᵉ siècle attire le regard. Classée Monument Historique, elle demeure l'un des plus beaux témoins du riche passé médiéval de Saint-Jean-d'Angély.

La promenade s'achève sous les platanes où chantent les oiseaux. Dans quelques jours, la route nous appellera de nouveau, mais pour l'heure, nous savourons encore la douceur de cette ville charentaise qui sait si bien retenir ses visiteurs.

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«La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.»

Alfred de Musset (1810 - 1857), poète, dramaturge et écrivain français de la période romantique

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À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

vendredi 29 mai 2026

Quelques jours encore

Nous devions reprendre la route demain… mais finalement, nous avons le temps. Encore quelques jours près du quai de Bernouet où la Boutonne coule paisiblement sous les rayons déjà brûlants de l’astre solaire.

Installée dans mon transat, le carnet vert posé non loin de moi, j’écoute le gazouillement des oiseaux dans les platanes. Sur l’herbe fraîchement taillée, de petites marguerites blanches balancent leurs cœurs jaunes sous la brise légère. Puis j’entends le coucou. Son chant annonce le retour des beaux jours et des couleurs éclatantes de la nature. Pourtant, cet oiseau n’est pas si innocent : il confie ses œufs aux autres oiseaux, laissant les petits passereaux élever sa progéniture à sa place.

Plus tard, je pars marcher le long de la Boutonne. Assise sur un banc désert, j’ouvre mon carnet pour capturer ce paysage paisible : les arbres se reflètent doucement dans l’eau calme et l’arche rouille du pont semble flotter sur la rivière comme dans un miroir.

En levant les yeux, j’observe le ciel bleu de Charente. Un bleu doux, presque effacé par endroits. Rien à voir avec l’incroyable bleu gitane du Maroc qui reste gravé dans ma mémoire.

Pendant ce temps, mon lièvre se repose lui aussi. Et il a raison… nous avons le temps. Oui, le temps.

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«Il y a dans la lenteur une grâce qui n’appartient qu’au temps.»

Christian Bobin (1951- 2022), écrivain et poète français.

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Je voulais, aussi, partager ce tableau

Nous sommes à St Jean d'Angély

Nous te voyons quand même !

Que c'est paisible cet endroit !

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

jeudi 28 mai 2026

Sous un tunnel de verdure

À vingt-trois heures hier soir, le thermomètre affichait encore vingt-neuf degrés. Même après une douche fraîche, nos corps continuaient de transpirer. Alors je suis sortie marcher un peu sur le parking déserté d’humains. Les autres carapaces avaient leurs fenêtres grandes ouvertes et les moteurs de climatisation ronronnaient dans la nuit.

Dans le ciel bleu nuit, une seule étoile brillait : l’étoile polaire. La même que ma famille pouvait contempler au même instant.

La nuit fut courte. Dès l’aube, nous avons préféré reprendre la route avant que la chaleur ne devienne étouffante. Mon lièvre avait déjà tout plié la veille avec son efficacité habituelle.

Très vite, la campagne nous a enveloppés. La route traversait un véritable tunnel de verdure formé par les arbres feuillus. Puis sont apparues les longues vignes alignées à perte de vue : nous étions désormais au pays du Pineau et du Cognac.

Un peu plus loin, des pommiers protégés sous des filets m’ont presque donné l’impression de traverser la Normandie, même si ici, ce n’est ni le royaume du cidre ni celui du jus de pomme.

Les champs dessinaient un immense patchwork de verts et de jaunes sous la lumière du matin. Pendant tout le trajet, je n’ai cessé de saisir ces petits tableaux dans mon carnet vert posé sur mes genoux.

Cette portion de voyage fut paisible, silencieuse presque, et propice à la contemplation du monde.

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«Le bonheur est parfois caché dans l’inconnu.»

Victor Hugo (1802 -1885), dramaturge, romancier et dessinateur français

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Que je suis bien dans l'eau par cette chaleur !

La belle étoile polaire

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

mercredi 27 mai 2026

Le jardin sur le trottoir

Ce matin, alors que le soleil me croque déjà les épaules, je retourne dans le bourg à la recherche de quelques provisions fraîches. Pendant ce temps, mon lièvre prépare sa cuisse de dinde dans notre mini-four installé dehors, car dans ma carapace, nous cuirions avant même le repas.

Devant la mairie, les abeilles butinent paisiblement les rosiers d’une grande jardinière de pierre. Les fleurs rouges, blanches et rosées diffusent un parfum mêlé de fruits mûrs et d’épices rappelant le clou de girofle.

Mais le véritable spectacle se trouve un peu plus loin. La devanture d’un fleuriste déborde jusque sur le trottoir : pots, paniers, arbres d’ornement et fleurs aux couleurs éclatantes composent un véritable jardin à ciel ouvert. Derrière la vitrine, un étrange mannequin vêtu d’un jean semble lui-même fleurir sous les bouquets qui jaillissent de sa taille.

À la supérette presque vide, je trouve tout de même un melon, quelques tomates allongées et des brugnons au parfum sucré. Ce sera bien suffisant pour mon déjeuner… accompagné, naturellement, d’un morceau de comté.

L’après-midi s’étire ensuite dans le calme pendant que Phil fait la sieste et que je corrige quelques pages de mon carnet vert. Demain, nous reprendrons la route vers le Nord.

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«On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.»

Antoine de Saint-Exupéry (1900 – 1944), écrivain, poète, aviateur et reporter français

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Devant la mairie

L'église de St-Genis-de-Saintonge




Ces fleurs sont magnifiques

Je vais me régaler

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes ! 

mardi 26 mai 2026

Sous le soleil de mai

La chaleur continue de s’abattre lourdement sur nos journées. Pourtant, de retour du Maroc, nous pensions être habitués au soleil… mais celui-ci est différent, plus sec, presque immobile.

Sous mon chapeau acheté à Essaouira, vêtue de ma robe à rayures jaunes et blanches, je suis partie marcher sur un petit chemin bordé d’un ruisseau aux herbes sauvages. L’air embaumait la végétation tiède, la paille chauffée au soleil et la terre sèche des champs encore blondis de céréales.

Autour de moi, les oiseaux chantaient tandis que des papillons blancs voltigeaient paresseusement dans la lumière. Mon Lièvre, lui, avait préféré rester à l’ombre, écrasé par cette chaleur de plomb.

Au loin pourtant, la civilisation rappelait sa présence : des rires d’enfants, une musique venant sans doute d’une piscine cachée derrière les haies, puis le grondement régulier de la route que nous reprendrons bientôt.

Je suis finalement arrivée dans un vieux village silencieux, aux volets clos sous le soleil de quatorze heures. Devant l’église Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception, portes fermées, j’ai imaginé les générations passées ayant trouvé refuge entre ces murs de pierre fraîche.

De retour près de ma carapace chauffée à blanc, j’ai ouvert mon carnet vert pour y déposer cette promenade de mai, entre chaleur, silence et envie déjà grandissante de retrouver les miens.

Mais le voyage, lui, n’est pas encore terminé…

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«Il y a dans la marche quelque chose qui anime et avive mes idées.»

Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778), écrivain, philosophe et musicien

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À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes ! 

lundi 25 mai 2026

À l’ombre des peupliers

Parfois, l’inspiration se cache juste devant nous. Il suffit de lever la tête de son carnet vert pour la voir apparaître doucement.

Aujourd’hui, ma carapace repose dans un écrin de verdure à Saint-Genis-de-Saintonge. Sous les peupliers, la rivière glisse paisiblement entre les hautes herbes pendant que les ombres dansent sur le gazon encore frais de la nuit. Je me suis installée à une table de pique-nique, quelque part entre soleil et fraîcheur, avec pour compagnie le chant des oiseaux et quelques notes de flûte de pan.

Au loin, la «Place de la Pétanque» attend ses joueurs sous un ciel bleu sans nuages. Les martinets tournent en poussant leurs cris aigus, les merles sautillent dans l’herbe, et des papillons blancs traversent l’air tiède comme de petits morceaux de lumière.

Hier, le thermomètre affichait quarante degrés dans ma carapace transformée en four solaire. Aujourd’hui encore, même à l’ombre des peupliers, les trente-cinq degrés pèsent lourd sur l’aire de service. Mon Lièvre a donc choisi la sagesse : longues oreilles au repos et sieste au frais, pendant que moi, petite tortue obstinée, je continue d’écrire et de regarder le monde passer.

Mais bientôt, nous reprendrons la route vers d’autres paysages et d’autres petits morceaux de vie à partager avec vous.

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«La chaleur du soleil est souvent la meilleure des compagnies.»

Proverbe

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À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes ! 

dimanche 24 mai 2026

Le lendemain des rires

Hier soir, notre petite carapace s’est remplie de rires et d’odeurs d’apéritif. Nos invités étaient arrivés chacun avec leur chaise sous le bras, comme dans ces soirées simples où l’on apporte un peu de soi avec le reste.

Phil avait préparé quelques amuse-bouches : pizza rouge et luisante aux herbes de Provence, olives marocaines aux parfums salés, anchois nacrés et petits cubes de fromage. Sous les lampes jaunes du soir, les verres tintaient doucement pendant que les anecdotes de voyage défilaient autour de la table.

L’un de nos invités connaissait le Maroc presque comme sa poche ; alors les souvenirs se mêlaient aux éclats de rire avec cette chaleur des soirées que l’on aimerait retenir un peu plus longtemps. À vingt-trois heures, personne n’avait encore envie de partir.

Mais ce matin, dès sept heures, il faut déjà lever le camp. Après avoir rangé tables, bols, tapis et auvent dans ma fidèle carapace, nous reprenons la route.

Traverser Bordeaux reste toujours une petite épreuve pour mes nerfs de tortue, mais la circulation est restée étonnamment fluide. Peu à peu, l’autoroute laisse place aux départementales bordées de pins. L’air sent alors la résine, l’herbe chauffée par le soleil et le printemps qui s’installe doucement.

Sous la voûte verte des arbres, seuls quelques chants d’oiseaux et le frottement des pneus sur l’asphalte accompagnent notre avancée tranquille.

Nous voici finalement arrivés à Saint-Genis-de-Saintonge, petit bourg traversé autrefois par les voyageurs de Saint-Jacques-de-Compostelle. Pourtant, ce n’est pas Compostelle que nous cherchons aujourd’hui, mais simplement quelques jours de repos au bord du paisible ruisseau des Laignes, avant de reprendre un peu plus tard le fil de notre lente aventure.

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« Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé.»

Christopher Johnson McCandless dit «Alexander Supertramp» (1968 – 1992), aventurier américain

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Les grosses carapaces françaises restent sur les parkings

La Dordogne

Les vignobles bordelais

Les forêts

Enfin des routes départementales

Nous voici à Saint-Genis-de-Saintonge

Il y a de la circulation aujourd'hui !


Je préfère ne pas regarder...

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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