Les
artisans ont un savoir faire impressionnant. Pieds nus dans des
sandalettes, ils vadrouilles entre les tas de ferraille. Sans
lunettes de protection, ils soudent. Sans gants, ils assemblent avec
habileté. Un casque sur la tête, ils ignorent. Et pourtant, avec
rien, ils arrivent avec précision à de magnifiques ouvrages. Des
portails, des balcons, des escaliers. La ferronnerie est leur métier,
leur passion !
***
«Choisissez un
travail que vous aimez et vous n'aurez pas à travailler un seul jour
de votre vie.»
Confucius (551 av.
J.-C. - 479 av. J.-C.), philosophe chinois.
***
Vous aimez jouer, alors
retrouvons-nous, dimanche, le 15 février pour un nouveau quiz, il y
aura 14 indices. Vous allez pouvoir indiquer autant de solutions que
vous souhaitez, elles ne seront pas limitées ! Le résultat sera en
ligne le 7 mars.
***
Même si tu veux travailler, tu n'as ni bonnes chaussures, ni lunettes
Relevé, cet escalier, sera magnifique
Je préfère regarder au loin, j'ai trop peur de recevoir un coup d'arc
Nouvelle lecture pour Phil
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
3
heures 30 pour faire à peine 200 kilomètres ; des travaux, des
bosses, des creux, déviation sur la voie de gauche et retour sur
celle de droite et encore, puis encore ma coquille slalomait...
Limitation à 100 km/h puis 80, 40, 60, retour à 100 et ainsi de
suite... J'étais ballottée dans tous les sens. Et, la chaleur qui
nous attendait. Oh nous avions espéré le soleil, toutefois cette
hausse de température soudaine, cette route sur laquelle de
nombreuses jumelles nous scrutaient, nous ont épuisés. Au moins,
nous avons été récompensés de ce périple. Le calme, la verdure,
une belle piscine, des petits commerces juxtaposés dans la même rue
que mon petit village. Des tortues ? Il y en a un peu moins ici,
nous avons de bons emplacements à l'abri des oliviers. Mais ça, je
vous en parlerais plus tard ! Aujourd'hui, nous récupérons.
***
«La fatigue engendre
les plus séduisantes grimaces.»
Jacques Rigaut (1898
-1929), écrivain dadaïste français.
***
Vous aviez les 12 indices
du quizz. Avez-vous trouvé la réponse ?
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
Je vous rappelle les
indices :
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Age, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Depuis je suis
abordable et accessible à un large public.
Aujourd'hui, je suis
facile à transporter.
Je suis, je suis...
Et oui, je suis bien un
livre de poche
Bravo Ahmed, Francine,
Karen, Brigitte, Blandine, Lysiane, Sylvie et toutes les personnes
qui se reconnaîtront.
Il fallait bien attendre
le 9ème indice pour trouver la solution. Bonne lecture !
«Sans l'écriture, le
livre n'aurait pas pu exister. C'est l'invention de celle-là qui
conditionne l'invention de celui-ci.
L'écriture s'est
élaborée entre le IXème et le IVème millénaire avant
Jésus-Christ. Il s'agissait d'abord d'images, sur la base de rébus ;
et, par simplification successives, sont nés des alphabets,
héritiers des signes phonétiques symbolisant des sons.
L'écriture a dû,
pour se diffuser et s'éterniser, se matérialiser sur des supports.
Le premier d'entre eux semble être la pierre ; mais l'objet
«livre» a pris corps avec le bois, sous la forme de tablette à
écrire. Ainsi, biblos et liber signifient écorce intérieure d'un
arbre.
En Mésopotamie s'est
développée la tablette d'argile, autour du IIIème millénaire
avant Jésus-Christ. Le calame, un morceau de roseau, servit à
façonner les lettres dans l'argile molle ; puis on cuisait les
tablettes pour leur solidification.
Les tablettes furent,
durant l'Antiquité et sous l'impulsion de l’Égypte, remplacées
par les volumina, qui étaient des rouleaux de papyrus.
Le papyrus, plante
égyptienne, voyait sa tige moelle extraite des tiges, et après une
suite d'opérations, on obtenait le support adéquat pour l'écriture.
On y écrivait avec un calame ou des plumes d'oiseau.
Le livre en papyrus
est une forme de rouleau qui est constitué de plusieurs feuilles
collées entre elles. Les plus grands mesuraient jusqu'à quarante
mètres, mais la taille moyenne était de dix mètres.
En Grèce et à Rome,
le rouleau de papyrus s'appelle le volumen, mot latin qui signifie
mouvement circulaire, enroulement, spirale, tourbillon, révolution.
Il est enroulé autour
de deux axes verticaux en bois. Mais cette manière ne permet qu'une
lecture séquentielle : il était impossible d'accéder à un
endroit précis, et la lecture devait se faire dans l'ordre
d'apparition du texte, selon le déroulement du rouleau.
Dans l'Antiquité, les
auteurs n'avaient aucun droit sur leurs livres. Chacun pouvait faire
recopier un livre, et modifier son contenu sans aucun problème.
Les éditeurs
gagnaient de l'argent, mais pas les auteurs, qui n'y gagnaient que la
gloire. L'édition du livre se développa à Rome à partir du Ier
siècle avant J-C, époque durant laquelle les latins furent
influencés par les Grecs.
Rome comptait
vingt-huit bibliothèques en 377 et on sait que le commerce du livre
favorisait l'apparition de librairies dans toutes les villes de
l'Empire.
Mais les livres furent
aussi très tôt censurés. En 303, par exemple, l'empereur
Dioclétien ordonna de brûler tous les livres chrétiens.
Progressivement, à
partir du IIIème siècle avant J-C, le parchemin remplaça le
papyrus. Ce fut là le support le plus répandu durant le Moyen-Age.
Il est constitué de peaux animales (mouton, veau, etc.) et permet
une meilleure conservation dans le temps.
En outre, il est plus
solide et offre d'effacer le texte. Mais son principal inconvénient
est son prix, en raison de la rareté de la matière et le temps que
nécessite sa réalisation. Pour cette raison, la quantité de livres
en circulation est restreinte et la lecture est réservée à une
population privilégiée.
À la fin de
l'Antiquité, entre les IIème et IVème siècles après J-C, le
codex va remplacer le volumen.
Ainsi, le livre n'est
plus un rouleau continu, mais un ensemble de feuillets reliés au
dos, sur le mode que nous connaissons aujourd'hui. Désormais, il est
possible d'accéder à un endroit précis du texte et la prise de
note est possible pendant la lecture.
Sa forme permet
également la séparation des mots, l'apparition de majuscules et le
développement de la ponctuation.
Le papier remplacera
bientôt le parchemin : son moindre coût de production permet
une diffusion plus grande de livre.
Au Moyen-Age, les
monastères participent de la conservation des livres. Deux raisons
l'expliquent :
la lecture était une
activité importante des moines, et il fallait à ce titre réaliser
des copies de certaines œuvres. Des scriptorium s'occupaient de
copier et de décorer les manuscrits présents dans les armoires.
il incombait aux
moines de comprendre les textes religieux, à l'aide du savoir des
antiques. Mais cela signifie que certaines œuvres, jugées
dangereuses pour la religion chrétienne, ne furent pas recopiées,
voire détruites.
Malgré tout, les
monastères de l'Orient et de l'Occident ont permis la conservation
d’œuvres profanes par la création de bibliothèques. Les livres y
étaient néanmoins soumis aux aléas de la température ambiante,
comme des luttes idéologiques successives.
Au XIIème siècle,
les mutations des villes, qui deviennent de foisonnants lieux
d'échanges de toutes sortes, favorisent la diffusion du livre. Leur
production n'est plus réservée aux seuls moines, tandis que la
renaissance intellectuelle de l'époque promeut une vision un peu
plus «laïque» du savoir.
L'essor des villes
produit une nouvelle demande, avec une clientèle qui réclame des
livres en langue vernaculaire, c'est-à-dire les langues parlées et
régionales (le latin étant la langue exclusive des textes
religieux).
Le développement du
commerce autant que des universités provoque l'apparition d'ouvrages
de savoir de référence. En même temps se développent la
littérature, avec la poésie courtoise ou les romans de chevalerie.
Les libraires et leurs librairies gagnent alors en importance.
Tout cela est avant
tout permis par l'arrivée du papier, au XIVème siècle. Celui-ci a
été apporté par la civilisation arabe, elle-même initiée par la
Chine.
Le livre existe en
Chine depuis le IIème millénaire. D'abord élaboré avec des os, du
bois ou de la soie, les Chinois inventent le papier vers le Ier
siècle après J-C.
Il exista plusieurs
formes de livres en papier : en rouleau, livres tourbillons,
collage de feuilles par la tranche, livres papillons, etc.
En 1041, Bi Sheng
invente les caractères mobiles d'argile, qui permettent une
impression à petite échelle. Ce système sera amélioré par Wang
Zhen en 1298, avec l'argile qui remplace le bois, et un système de
tablettes rotatives. Ces inventions permettront à Gutenberg
d'élaborer l'imprimerie qu'on connaît.
Il s'agit de lamelles
de feuilles de palmier superposées, percées d'un ou de plusieurs
trous pour être reliées par une petite corde.
Les musulmans
apprirent des Chinois la fabrication du papier dès le VIIIème
siècle. Cela leur permit de remplir d'immenses bibliothèques.
Ils furent ceux qui
transmirent les œuvres grecques en Europe, avec notamment la
redécouverte des œuvres d'Aristote.
Le roi Alphonse X de
Castille favorisa la diffusion du savoir en créant l'école de
traducteurs de Tolède : là, les trois cultures (islam,
chrétienté, judaïsme) furent croisées et entre-nourries.
Gutenberg, eut l'idée,
vers 1440, d'utiliser un procédé analogue à la xylographie
(gravure sur bois), déjà en vogue à l'époque : l'usage des
caractères mobiles en plomb. Si on attribue à Gutenberg la
naissance de la typographie moderne, cette dernière existait déjà
en Corée.
Gutenberg, l'inventeur
des caractères mobiles, réserva à la Bible latine de Jérôme
l'honneur d'être le premier livre imprimé (1456), à hauteur de 180
exemplaires. C'est avec la bible que commence la révolution du
savoir. Les humanistes vont comparer des bibles identiques qui sont
rédigées en langues différentes.
De fait, Gutenberg
apporte trois innovations centrales :
- des encres à base
d'huile, plus durables que les encres à base d'eau jusqu'alors
utilisées,
- les polices de
caractère sont plus solides, émanant d'un alliage de plomb, d'étain
et d'antimoine,
- Il s'inspire du
pressoir à raisins pour élaborer le pressoir pour son imprimerie.
Le livre conserve son
format de codex, mais c'est désormais le papier qui fait office de
pages, ensuite reliées entre elles.
De cette évolution,
on retiendra deux types de livres. Les incunables, livres de l'ère
pré-Gutenberg édités entre 1450 et 1500, et les livres dits
modernes, issus de la typographie et des techniques plus modernes
telles que l'impression offre.
L'imprimerie reste
longtemps au stade du petit artisanat : les salaires sont
faibles mais le travail est prestigieux. Le livre est encore un objet
rare et le typographe vit en permanence au contact des lettrés, ce
qui le distingue. Privilège important : il a droit au port de
l'épée.
Un atelier emploie en
moyenne, en plus du maître qui s'occupe des corrections, quelques
compositeurs qui assemblent les types, ainsi que quelques pressiers.
L'apprenti est l'homme à tout faire : il doit savoir lire et
écrire le latin et le grec, et va faire son apprentissage durant
deux à cinq ans au service du maître. Après son apprentissage,
devenu compagnon, il fera son «tour de France», pour parfaire son
métier avant de s'établir, comme c'est le cas dans tous les
compagnonnages depuis le Moyen Âge.
Les imprimeurs signent
leurs œuvres et on retrouve leur nom sur les livres qu'ils ont
imprimés. La marque d'un maître peut être «blasonnée» et
constituer ainsi une sorte d'héraldique de métier, comme ce fut le
cas pour les compagnons passant tailleurs de pierre.
Les marques
d'imprimeur comportent des lettres : la lettre X (qui évoque le
chrisme), V, S, ainsi que l'alpha et l'omega. Elle peut faire figurer
des symboles comme le globe et la croix. Elle utilise aussi
massivement le fameux «Quatre de Chiffre», marque mystérieuse et
profondément christique, qui n'a pas encore livré tous ses secrets.
L'impression d'une
œuvre nécessite beaucoup d'attention et beaucoup de travail. Ainsi
chaque imprimeur-éditeur avait à son services des protes (chef
d'atelier dans une imprimerie). Les fonctions du prote incluaient
également, jusqu'au début du XIXe siècle, la lecture et la
correction des épreuves.
Le choix des livres
n'est pas anodin, puisque les imprimeurs vivent de la vente des
livres. Il est donc normal qu'ils préfèrent publier des livres dits
«sûres», des œuvres bénéficiant d'ores et déjà d'une bonne
renommée (par exemple : la bible). De nombreux auteurs tel que
Erasme n'auraient jamais pu publier et diffuser leurs œuvres sans
l'aide d'éditeurs humanistes.
Le livre devient ainsi
le premier facteur de la construction européenne. En effet nombreux
sont les voyages des humanistes, de sorte que les livres circulent
parallèlement avec eux et favorise la diffusion des idées.
Les premiers livres
imprimés sont tout de suite dans le domaine public, sauf s'ils sont
protégés par un privilège délivré par une autorité politique ou
religieuse. Ce système perdurera en France jusqu'à la Révolution.
Le dépôt légal est
l'obligation légale ou l'incitation faite aux producteurs ou aux
diffuseurs de déposer dans la bibliothèque nationale du pays ou
dans d'autres institutions désignées, un ou plusieurs exemplaires
des documents qu'ils produisent ou diffusent. Il vise à assurer le
contrôle bibliographique universel et permet l'élaboration et la
diffusion de bibliographies nationales.
Le dépôt légal a
été conçu en France par l'ordonnance royale du 28 décembre 1537,
prise par François Ier. Supprimé sous la Révolution française au
nom de la liberté, le 21 juillet 1790, il est rétabli
facultativement le 19 juillet 1793 pour protéger la propriété
littéraire. Réorganisé en 1810 et rendu à nouveau obligatoire
pour surveiller l'imprimerie, il est encore modifié par la loi du 19
mai 1925, qui a institué un double dépôt légal, pour les
imprimeurs et les éditeurs. Cela nous permet de retrouver la plupart
des livres du XVIe et XVIIe siècles. Cela dit, certains sont tombés
sous la censure ou ont été propagés par le biais du marché noir,
ce qui a empêché leur enregistrement.
Jusqu'à la fin du
XVIIème, l'auteur ne touche aucun revenu sur la vente. Il ne doit
compter que sur ses ressources ou le financement par des puissances
diverses (ce qu'on appelle le mécénat).
En 1662, l'Angleterre
impose le Licensing Act, ce qui permet aux éditeurs de s'unir pour
rémunérer, à terme, les auteurs. En France, il faudra attendre la
fondation de la Société des gens de lettres en 1777, sous
l'impulsion du dramaturge Beaumarchais.
Le début du siècle,
sous Louis-Philippe, est marqué en France par «l'entente cordiale»,
soit une forte période d'échanges culturels et économiques entre
Anglais et Français.
L'édition de livres à
visée pédagogique est en plein essor, notamment ceux destinés à
l'éducation des jeunes protestants. En parallèle se développe
l'édition de petits recueils de poésie, appelés «Beaux-Livres»,
ou «gift-books» en anglais. On assiste également à la naissance
des ouvrages topographiques, qui fait état des connaissances
géographiques de l'époque.
Les révolutions du
livre de l'époque romantique sont moins la conséquence de
révolutions techniques que la manifestation d'une envie croissante
d'accéder au savoir. Les éditeurs étaient bien souvent, outre
leurs activités de libraire, des marchand d'art de toutes sortes.
C'est en 1795 que Lord
Charles Stanhope invente la première presse typographique
métallique, dite aussi «presse à coup» : elle vient remplacer la
presse en bois et fait gagner du temps lors de l'impression,
puisqu'elle exerce une pression plus forte.
En 1843, Richard March
Hoe, aux États-Unis, innove avec sa propre presse. D'abord alimentée
par des feuilles simples, William Bullock introduira enfin
l'alimentation «Web» : les images à imprimer sont enroulées
autour de cylindres rotatifs.
Le livre de poche
existait depuis le XVIème siècle, et correspondait parfaitement aux
livres de colportage.
Mais le format moderne
apparaît en 1930. C'est la maison d'édition allemand Albatross
Books qui crée la première collection moderne de livres de poche,
moins chers à produire et donc moins chers à l'achat.
En France, la
collection littéraire «le Livre de poche» naît en 1953 d'après
l'idée d'Henri Filipacchi, secrétaire général de la Librairie
Hachette. Son invention permet la désacralisation et la
démocratisation du livre.
Durant les années
1960, le projet Gutenberg a donné naissance aux premiers e-books.
Ils avaient d'abord pour but d'archiver numériquement les œuvres
tombées dans le domaine public.
C'est au XXIème
siècle que le premier livre au format e-book destiné à la vente a
vu le jour : il s'est agit du roman Riding the Bullet, de
Stephen King, publié en 2000.
Depuis, Amazon a sorti
sa première liseuse Kindle (en 2007), et les livres numériques sont
très répandus, bien que le livre imprimé subsiste.»
***
Vous aimez jouer, alors
retrouvons-nous le 15 février pour un nouveau quiz, il y aura 14
indices. Vous allez pouvoir indiquer autant de solutions que vous
souhaitez, elles ne seront pas limitées ! La solution sera en ligne
le 7 mars
***
Le livre de poche
Épuisée, j'étais hier.
As-tu mis ton maillot de bain ?
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
Nous
avons déménagé. Nous voici dans un autre petit village plus à
l'Ouest. Il faut avouer que l'Océan me manquait. Après avoir passé
un mois à Marrakech. Changer de décor, d'environnement, me plaît
toujours.
Ounagha
(Ounara), il fait terriblement chaud, 43 degrés ! Nous avions
perdu l'habitude surtout que depuis notre arrivée sur le territoire
marocain les températures n'étaient pas très élevées cette
année. J'ai pu apercevoir, pour la première fois, des champs
inondées, des prairies verdoyantes dans lesquelles des fleurs jaunes
se dressaient. Les oliviers, les arganiers ont repris belle allure.
Les chèvres dans les arbres se délectaient des fruits laissant
tomber le noyau qui servira aux producteurs d'huile d'argan. Que
c'était agréable de ne plus entendre la sonorité des klaxons. De
ne plus humer les exhalations des pots d'échappements des
automobiles dans la ville remplie de tortues.
***
«Quand on ne peut pas
changer le monde, il faut changer le décor.»
Daniel Pennac, écrivain
français
***
Vous avez les 12 indices
du quizz. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous
souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera en ligne
demain.
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Boisson fraîche et chapeau sont obligatoires !
N'as-tu pas autre chose à faire que de t'amuser en plus sans caquette sur la tête ?
Chouette j'ai trouvé mon fromage préféré...
Nous avions perdu l'habitude, il fait vraiment très chaud
Nouvelle lecture pour moi
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
Voilà
31 jours passés à Marrakeck, nous plions, nous nettoyons, nous
rangeons. Demain sera le départ, direction l'ouest. Une nouvelle
aventure nous attend. Le ciel était étrange ce matin. Dans le
silence des bandes de couverture nuageuse, teintées de saumon
s'ouvraient sur le ciel. j'imaginais une crevasse traversée par une portée : Do, Ré, Mi, Fa, Sol, Si, Do... Puis, le jour s'est
levé, le ciel devenu bleu azur m'enchantait. Enfin, le beau temps
s'installe. Une variété d'oiseaux dont des Bruant du Sahara
chantent, les effluves parfumés des arbustes embaument les allées
du petit village.
***
«Partir, c'est ranger
un peu.»
Alain Rémond,
journaliste, chroniqueur et écrivain français
***
Vous avez les 12 indices
du quizz. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous
souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera en ligne
le 11 février.
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Une couverture nuageuse, teintées de saumon
Mais que fais-tu là haut ? Tu n'es pas un oiseau !
Do, Re, Mi, Fa, Sol, La, Si, Do...
Le printemps s'installe
Je fais le ménage
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
Aujourd'hui
j'ai été faire rénover le dessus de ma coquille. Ainsi, je suis
belle pour vadrouiller. Un dimanche me direz-vous ? Et oui, ici
les coiffeurs travaillent un jour dominical. Enfin, le jour du
Seigneur pour les catholiques. J'étais sereine dans le grand salon
immaculé, au calme. Venant du patio un rayon de l'astre solaire
venait caresser le mobilier moiré. L'atmosphère sentait bon les
parfums sophistiqués. Pendant ce temps Phil regardait le tour du Gard dans la région de Bessèges.
Il
ne fait pas froid, mais le temps est encore incertain : parfois
une couverture nuageuse, inoffensive, vient cacher les rayons du
soleil. Chaque jour, je scrute la météo et enfin, le beau temps va
s'installer durablement.
***
«Le vrai
psychanalyste d'une femme, c'est son coiffeur.»
Ennio Flaiano (1910 –
1972), écrivain italien, dramaturge, romancier, scénariste de
films, journaliste, humoriste et critique dramatique.
***
Et si on jouait ?
Voici un nouveau quiz,
vous avez les 12 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions
que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera
en ligne le 11 février.
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Âge, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Depuis je suis
abordable et accessible à un large public.
Aujourd'hui, je suis
facile à transporter.
Je suis, je suis...
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Prête à voir du Pays
Oh la la, il pleut dans le Gard !
Mais que fais-tu en France ? reviens, j'ai besoin d'un chauffeur !
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
Nous profitons de ce dernier week-end à Marrakech pour dire au
revoir à certains copains. Un partage en trinquant un verre,
quelques amuses-bouche sur la table le tout sous le soleil.
Et,
nous étudions la carte. Mardi, nous changeons de village.
***
«La destination n'est
jamais un lieu, mais une nouvelle façon de voir les choses.»
Henry Valentine Miller
(1891 – 1980), romancier et essayiste américain
***
Et si on jouait ?
Voici un nouveau quiz,
vous avez les 12 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions
que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera
en ligne le 11 février.
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Âge, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Depuis je suis
abordable et accessible à un large public.
Aujourd'hui, je suis
facile à transporter.
Je suis, je suis...
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Étudions la carte
Je suis prête !
Nouvelles lectures pour chacun
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
Le
Tournoi des Six Nations 2026 est une compétition de rugby à XV qui
a lieu du 5 février au 14 mars 2026. Chacune des six nations
participantes affronte toutes les autres lors de cinq journées
réparties sur cinq semaines, avec une pause après la troisième
journée.
Attendu
impatiemment par les fans de rugby de toute l'Europe, le Tournoi des
6 Nations 2026 se déroule du jeudi 5 février, hier, au samedi 14
mars. Tenant du titre, le XV de France a remis son trophée en jeu et
a débuté sa compétition face à l’Irlande, à l’occasion du
match d’ouverture au Stade de France. Les Bleus de Fabien Galthié
recevront ensuite l’Italie et l’Angleterre, avant de se déplacer
au pays de Galles et en Écosse. Un programme dense au terme duquel
les Bleus ambitionnent de décrocher non seulement le titre, mais
cette fois le Grand Chelem. Pour ce premier math les français l'ont emporté face à l'Irlande 36 à 14. Mais après ?
Phil va être très occupé entre
lézarder, bouquiner, se balader et considérer les matchs... Oh pas
tous mais, une partie.
***
«Le rugby, c'est
l'histoire d'un ballon avec des copains autour et quand il n'y a plus
de ballon, il reste les copains. C'est quand même l'essentiel.»
Jean-Pierre Rives,
surnommé Casque d'or, joueur de rugby à XV et sculpteur français
***
Et si on jouait ?
Voici un nouveau quiz,
vous avez les 12 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions
que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera
en ligne le 11 février.
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Âge, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Depuis je suis
abordable et accessible à un large public.
Aujourd'hui, je suis
facile à transporter.
Je suis, je suis...
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Mais non, on ne joue pas avec une carotte et en plus, toi tu regardes !
Je préfère lire que regarder des hommes en sueur courir après un seul ballon, d'ailleurs pourquoi n'ont-ils pas chacun un ballon ?
Les commentateurs expliquent
Ouverture des jeux à Paris
Les enfants, sélectionnés, sont fiers d'accompagner les grands
Allez près à chanter la Marseillaise et l'Amhrán Náisiúnta na hÉireann
Mais, il ne faut pas que tu viennes jouer avec eux !
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !
Dès
que le soleil est de retour, le thermomètre grimpe vite et les
rayons sont mordants. J'ai préféré l'abri des magasins :
quelques commissions chez Marjane en passant par le rayon
emblématique des fromages et plus précisément des crèmes de
gruyères ! Souhaitant de pas changer de garde-robe, j'ai
seulement contourné les grands étals de pâtisserie alléchante. Et
entre filles nous avons erré dans le boutiques de vêtements
d'enseignes bien connues en Europe. Pendant ce temps Phil
lézardait...
***
«Entre copines, on
papote rigole délire. On échange nos fringues. Nos bons plans, nos
secrets. Entre nous pas de rivalité. Juste une belle amitié. On
s'aime.»
Pinterest
***
Et si on jouait ?
Voici un nouveau quiz, il
y 12 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous
souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera en ligne
le 11 février.
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Âge, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Depuis je suis
abordable et accessible à un large public.
Aujourd'hui, je suis
facile à transporter.
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Reste à l'ombre, je vais aller faire les boutiques
Allons faire les courses et les boutiques
Ah les longs rayons de crème de gruyère !
C'est étonnant...
Alléchant !
Mais je ne touche pas...
Pour terminer nos emplettes, une petite pause s'imposait
À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !
Hier
soir, nous nous sommes enfoncés dans le chaotique trafic de la ville
au tonalité perçante des klaxons. La coquille, dans laquelle nous
étions blottis, était prise dans les embouteillages inextricables
de Marrakech. Des milliers de tortues, tous feux allumés,
remplissaient les rues. C'est impensable ! Même dans la
semaine, les marocains aiment sortir le soir. À la nuit tombée,
j'avais le regard perdu dans les méandres des rues polluées. Je
regardais défiler les hauts bâtiments du quartier Guéliz. Je suis
arrivée dans la rue la plus connue du quartier, celle éclairée par
les enseignes flamboyantes des nombreux restaurants qui se côtoient,
celles où les odeurs de cuisines cosmopolites se mélangent. J'imaginais sans
peine percevoir le bruit des ustensiles de cuisine. Nous avons
franchi la porte du célèbre restaurant Spicy-Asian. Ici les
couleurs feutrées composent le décor asiatique. Des coussins verts
sur des banquettes rouges encerclent chaque table reluisante,
pelotonnée dans un renfoncement à l'abri des regards. Ce décor
immaculé donne envie de s'asseoir, de commander un des plats sur le
riche menu : des nouilles, des sushis, des planchas, des
poissons grillés, des nems, des burgers, des viandes... C'était
délicieux et nous avons passé une belle soirée.
***
«Être humain c'est
aimer les hommes. Être sage c'est les connaître.»
Confucius (551 av. J.-C.
- 479 av. J.-C.), philosophe chinois
***
Et si on jouait ?
Voici un nouveau quiz, il
y 12 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous
souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera en ligne
le 11 février
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Âge, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Depuis je suis
abordable et accessible à un large public.
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Je vous
laisse chercher...
***
Sois patient, nous allons entrer
Des nouilles au poulet
Je préfère un saumon grillé
Des gambas à la plancha
Pas facile de manger avec des baguettes
Tôt ce matin, j'ai profité que la piscine était déserte pour faire quelques photos sous le soleil
Bientôt les transats seront pris d'assaut
Nouvelle lecture pour Phil
À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !
Si avant-hier la météo
était clémente, les rayons du soleil étaient si mordants alors que
je cherchais l'ombre pour protéger ma carapace, le lièvre était à
l'abri dans un buisson. Et pouf, hier, catastrophe ! Il pleuvait
des cordes. Toutes les ornières dans les allées étaient remplies
d'eau. Depuis la fin de l'année précédente, il pleut beaucoup sur
le Monde. Toutefois, ici, au Maroc, c’est un
ouf de soulagement qui a certainement dû résonner depuis les
massifs de l’Atlas jusqu’aux hautes plaines du Rif. Après sept
années d’une agonie climatique étouffante, marquée par un grave
épisode de sécheresse touchant l’ensemble du pays, le Maroc
semble enfin voir le bout du tunnel. Le royaume chérifien, qui
s’était habitué à voir ses terres se craqueler sous un soleil de
plomb et ses barrages se vider jusqu’à l’os, vient d’enregistrer
un rebond spectaculaire : une hausse des précipitations de 95 %
par rapport à l’année dernière.
Le
ciel a été très généreux durant l’hiver 2025, libérant ainsi
le pays et ses habitants de cette période cauchemardesque :
comment un tel déluge a-t-il pu se produire ? Si ces pluies
salvatrices ont été accueillies avec bénédiction, elles sont
tombées du ciel parce que le climat est complètement chamboulé.
Rien de très rassurant pour ce qui est du long terme, finalement.
Ce
chiffre spectaculaire pourrait laisser croire à un retour à la
normale pour le Maroc, mais il n’en est rien. Oui, voir les
barrages se remplir à nouveau jusqu’à 46 % de leur capacité
moyenne tient effectivement du prodige. Pour le secteur agricole, qui
pèse pour environ 14 % du PIB national, c’est une bouffée
d’oxygène inespérée qui vient stopper net l’hémorragie des
emplois et la chute des rendements céréaliers.
En
réalité, le Maroc, comme tous les autres pays, fait face à
l’intensification du cycle de l’eau. L’atmosphère étant plus
chaude, elle retient davantage d’humidité et les épisodes
pluvieux méditerranéens sont donc beaucoup plus violents et
concentrés.
La
manne d’eau récupérée est, par conséquent, précaire, puisque
les sols, cuits par sept ans de stress thermique, sont devenus
hydrophobes. Ils sont désormais comme une épaisse carapace de
béton, laissant l’eau ruisseler vers l’océan et la mer, et ne
rechargent plus les nappes phréatiques. À la moindre vague de
chaleur, ce stock d’eau exposé à l’air libre risque de
disparaître aussi vite qu’il est apparu.
Si
la terre boit aujourd’hui à sa soif, le pays sait qu’il ne peut
plus compter uniquement sur la clémence des cieux, qui est trop
imprévisible. Le gouvernement marocain l’a heureusement compris :
une hirondelle ne fait pas le printemps et ce n’est pas parce que
l’hiver passé a été salutaire que la crise structurelle hydrique
qu’il traverse depuis 1990 est réglée.
Pour
ne plus être l’otage des caprices du thermomètre, Rabat a décidé
de faire passer la part de l’eau dessalée dans la consommation
d’eau potable de 25 % à 60 % d’ici 2030. Le pays
dessale l’eau de mer déjà depuis 1970, mais il est grand temps de
passer à la vitesse supérieure, sa résilience en dépend. L’océan
Atlantique sera ainsi son réservoir principal, et le Royaume espère
sanctuariser l’eau de ses barrages pour l’irrigation agricole,
tout en assurant la survie de ses métropoles.
Mais
à quel prix cette grande mutation se paiera ? Un tel projet
demande des ressources et une énergie colossale, et les stations
recracheront des millions de mètres cubes de saumure par an dont
l’impact environnemental pourrait, à terme, fragiliser ces mêmes
écosystèmes marins que le pays souhaite aujourd’hui exploiter
pour se sauver de l’aridité. Sans compter que la colère gronde
face au gouvernement d’Aziz Akhannouch, souvent dépeint comme le
visage d’un capitalisme de connivence qui priorise les profits de
ses propres holdings avant la soif du peuple. Un grand saut dans
l’inconnu industriel, qui pourrait tout aussi bien tourner au
fiasco : rendez-vous en 2030 pour compter les points...
***
«Ne t'étonne pas des
mauvais jours, la pluie comme le soleil sont deux circonstances
essentielles pour la vitalité d'une fleur.»
Nicolas Robert (1614 –
1685), miniaturiste et graveur naturaliste français.
***
Et si on jouait ?
Voici un nouveau quiz, il
y 12 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous
souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La solution sera en ligne
le 11 février
Dans l'antiquité
j'étais réservé à une population privilégiée.
J'étais un mélange
de bois ou d'argile.
Au fil du temps je
suis composé de papyrus ou de parchemin.
J'étais aussi
composé d'un alliage de plomb, d'étain et d'antimoine.
À Rome, en 377
j'étais dans l'une des vingt-huit armoires.
Grâce au papier je
m'améliore.
J'ai été souvent
censuré.
Au Moyen-Âge, les
monastères ont participé à ma conservation.
Je suis né en
France en 1953 dans une collection d'après l'idée d'Henri
Filipacchi.
Je ne suis ni du café,
ni un des premiers hommes de l'antiquité, ni de la vaisselle ou des
assiettes précisément, ni le journal, ni un livre de manuscrits, ni
celui de mille et une nuit, ou des manuscrits de l'Abbaye de Citeaux,
ni le Codex, ni la Bible, ni des textes religieux, ni le premier
livre écrit par Guttemberg, pas plus que le livre de Job. Certaines
personnes ont presque trouvé l'énigme. J'écris bien presque.
Aujourd'hui le 9ème indice devrait vous éclaircir ! Je vous
laisse chercher...
***
Je dois me mettre à l'abri
Oh mais ton pelage va être mouillé !
À demain, pour de
nouvelles aventures et découvertes !