lundi 6 avril 2026

De l’oasis de Fint à la star des Kasbahs

Nous avons fini par réintégrer ma «carapace», lessivés et transformés en véritables sculptures de poussière. Hier, après avoir bravé l’oued et goûté à la fraîcheur de l’oasis de Fint, Aït Ben Haddou ne devait être qu’une escale pour le lendemain. Mais voilà : l’élan du voyageur est imprévisible, et notre curiosité a pris le volant.

À peine arrivés, le choc ! On se serait crus aux portes du Pilat ou des Baux-de-Provence. Le parking, saturé de cars et de voitures, ressemblait à une tour de Babel mécanique : entre les moteurs qui ronflent, les portières qui claquent et les sifflets des guides, l'air vibrait. Les langues s’y croisaient dans un brouhaha indéchiffrable, tandis que s'élevaient les slogans des marchands : «C’est gratuit jusqu’à la caisse !», «Pour le plaisir des yeux !»… Leurs sourires sont aussi bien affûtés que leurs répliques.

Nous avons descendu l’allée de sable noir, une pente douce où l’on slalome entre les échoppes et la foule. Le froissement des tissus que l'on frôle et le cliquetis des breloques accompagnent nos pas alors que nous évitons les sacs à dos. C’est un festival pour les sens : l’odeur du cuir tanné se mêle au parfum discret des tapis de laine, tandis que les poteries et les bijoux étincellent sous un soleil de plomb. Puis vient le pont sur l’oued, où le vent s'amuse à vouloir voler mon chapeau que je retiens d'une main ; de l'autre, je m'accroche à mon appareil-photo. De l’autre côté, le chemin de pierre et de poussière reprend en montant. Sous mes semelles, des graviers crissent et roulent, tandis que le sentier continue de serpenter entre des étals aux couleurs si vives qu'elles semblent sorties d’un film de Technicolor.

Il faut dire que l’endroit connaît la chanson. Cette forteresse de pisé, érigée au XIXe siècle par un chef de clan pour surveiller les tribus, est devenue la star des réalisateurs. De Lawrence d’Arabie à Gladiator, la Kasbah a vu défiler plus de héros que de berbères ! C’est un décor de cinéma à ciel ouvert, classé à l’UNESCO, où chaque mur murmure une anecdote de plus de 80 tournages.

Pourtant, nous n’avons pas tenté l’ascension finale. Avec nos jambes transformées en coton hydrophile, le sommet nous paraissait aussi inaccessible que l'Everest. De loin, les touristes perchés là-haut ressemblaient à des lilliputiens égarés sur un château de sable géant. Nous nous sommes contentés de la vue imprenable sur l’oasis, là où l’ombre des murs en pisé danse dans les reflets de l’eau.

De retour, le sable craquant sous nos vêtements et la poussière nous servant de seconde peau, la douche, délicieusement glaciale, fut une épiphanie, prélude à un sommeil de plomb.

Ouarzazate, ses studios et son musée du cinéma attendront : nous les connaissons déjà trop bien. La route nous a fait signe dès l’aube ce matin… mais cette nouvelle page, je ne la tournerai avec vous que demain.

***

«Voyager, c’est naître et mourir à chaque instant.»

Victor Hugo (1802 - 1885), poète, dramaturge, romancier et dessinateur français associé au romantisme.

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Vous aimez jouer ? Alors retrouvons-nous samedi 11 avril pour un nouveau quiz.

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Sur le sable poussiéreux, nous avançons

Serait-ce la fin du chemin ?
Grâce à Ahmed, mon traducteur privé :
"Le Ksar Aït Ben Addou vous souhaite la bienvenue.
L'accès aux champs est interdit.
Veuillez respecter la propreté du Ksar et de ses environs
."

Sa majesté

Je profite que la foule soit agglutinée
devant une boutique pour zoomer quelques passages

Il n'est vraiment pas sauvage, serait-ce sa cantine ?

Au dessus de l'oued, où le vent a voulu voler mon chapeau

Les marchands nous attendent aussi de l'autre côté

Des sacs, des tapis, des bijoux...

Je comprends pourquoi les cinéastes ont choisi cet endroit

Oh, mais ton sac me paraît lourd !

Attention, derrière nous, un peuple nous suit

Nos chaussures seront vraiment sales

Je veux bien une omelette berbère !

Ah oui, il va falloir crapahuter !


Cette poussière... Je vais être propre après


Gladiator :



Lawrence d'Arabie :

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

dimanche 5 avril 2026

L'Oasis aux Mille Récits

Nous étions passés plusieurs fois à côté, ignorants de ce secret de terre et de palmes. Aux portes de Ouarzazate, là où la route de Zagora s’étire comme un ruban de bitume surchauffé, le silence n’est pas un vide, c’est une présence. La chaleur, dès l’aurore, était déjà une bête mordante qui nous léchait le visage, malgré notre départ aux heures bleues du matin.

Puis, au détour d’une faille minérale, le miracle se produit. Au fond d’une vallée creusée entre d’imposantes montagnes aux nuances d’ocre et de pourpre, un oued serpente comme un reptile d’argent. Ses eaux, nées plus en amont dans les profondeurs du lac El-Manssour Ed-Dahbi, apportent ici le miracle de la vie. Elles irriguent des jardins suspendus d'où s'élancent, majestueux, des palmiers-dattiers, des abricotiers au parfum sucré et des grenadiers aux fruits éclatants. C’est le village de Fint, une oasis bienfaitrice nichée dans un écrin de silence.

Aujourd’hui, Fint ne ressemble plus tout à fait au jardin d'Éden des origines. Le temps, les caprices du ciel et les départs des hommes ont sculpté un nouveau visage à cette terre. Pourtant, derrière ses vieilles ruines qui semblent somnoler, l'oasis palpite d’une histoire inscrite dans la mémoire collective. C’est une fresque vivante, racontée par la voix plurielle de ses habitants. Une histoire où l’oralité tisse des ponts entre le réel, le légendaire et le mythique, où les récits s'entremêlent comme les racines des arbres pour dire au monde la survie de Fint.

Youssef, est l'un des gardiens du temple. Sa voix, imprégnée d’une nostalgie aux effluves de vieux cuir et de thé à la menthe, ressuscite la vie tribale d’autrefois. Selon lui, la plupart des familles ont afflué ici, fuyant la morsure de la sécheresse et les épidémies du Sud-Est marocain. Ils ont trouvé dans ce lieu enclavé, protégé par le roc de Tassegdelte, un asile rudimentaire mais salvateur.

L'histoire de l’oasis est aussi faite de mystères : on y murmure l’existence passée d’une famille berbère à la peau blanche, liée au saint Sidi M’hend Ou Moussa, qui aurait fini par quitter ce paradis pour une raison bassement matérielle : une invasion de moustiques aussi belliqueux qu’affamés. Comme quoi, même sous la protection des saints, on ne peut ignorer le bourdonnement des ailes !

Le récit se durcit lorsqu'on évoque l'époque du Protectorat. Sous l’ombre portée des Caïds Glaoua, Fint connaissait la rigueur des spoliations.

Ils raflaient tout ce qui était à la portée de leur main», se souvient-on : les bêtes, les burnous, et jusqu’aux poignards d’argent gravés.

La corvée était alors le pain quotidien des garçons de douze ans, enrôlés de force pour labourer les terres de leurs maîtres dans la poussière d'or du soir.

Pour nous, la découverte fut plus... acrobatique. Traverser l’oued en équilibre sur des rochers, alors que l’eau cascade joyeusement, exige une grâce que je n’ai pas. Je n’étais pas hardie, vous le savez, et ma carrière d’équilibriste s'est arrêtée avant de commencer. Heureusement, Youssef, notre guide, me tenait la main pour franchir ces gouffres qui, sous le regard rieur de Phil, me semblaient infranchissables.

En contournant les parcelles de blé, de maïs, de seigle, de carottes, de tomates et d'oignons plantées avec une économie sacrée, nous étions enveloppés par une symphonie naturelle : le chant des tourterelles se mêlait au croassement solennel des grenouilles et au murmure des feuillages. Certes, le tableau est parfois terni par les restes de pique-niques dominicaux traînant entre les roseaux, un triste folklore moderne que les guides, assis à l'ombre fraîche, pourraient effacer... ils le font, paraît-il.

Plus loin, des lavandières courbées sur leurs panières battaient le linge avec une force millénaire. Tremper, essorer, taper. Le bruit sec du tissu sur la pierre résonnait dans la vallée comme un battement de cœur. Ce n'était pas un décor de carte postale, mais la vie, brute et vibrante.

Je saisis alors pourquoi tant de cinéastes ont élu domicile dans ce décor de rêve, cherchant à capturer dans l'œil de leurs caméras un fragment de ce paradis terrestre.

Ainsi, derrière le rideau vert de ses palmiers, Fint ne se livre pas au premier venu. Elle se mérite. Elle nous laisse ce soir avec le poids de ses silences et l'écho de ses anciennes luttes, avant que nous ne reprenions la route vers une autre splendeur promise, emportant avec nous l’odeur de la terre mouillée et la lumière dorée d’une oasis qui refuse de s'éteindre.

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«Ce qui embellit le désert, c'est qu'il cache un puits quelque part...»

Antoine de Saint-Exupéry (1900 - disparu en vol en 1944), écrivain, poète, aviateur et reporter français - (Le Petit Prince)

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Vous aviez les 7 indices du nouveau quiz :

  1. Je ne suis pas droit
  2. Je suis constitué de deux éléments
  3. J'interroge
  4. Je peux remplacer un ou une inconnu(e)
  5. Je peux insinuer un doute
  6. Je marque la fin d'une phrase
  7. Je suis un type écrit

Avez-vous trouver la solution ?

Je ne suis pas l'ombre, ni un angle, le mot -pourquoi-, pas plus que l'horizon. Ce n'était pas facile ! Et pourtant je suis bien le point d'interrogation ?

Bravo Ahmed, Francine, Brigitte, Blandine, Lysiane et toutes les personnes qui se reconnaîtront.

Le point d'interrogation (?) est un signe de ponctuation composé de deux éléments :

  • une courbe supérieure (déformation de la lettre «q» de quaestio)
  • un point inférieur, souvent considéré comme un « o » écrasé

Le point d’interrogation, jadis appelé «point interrogant», a pour fonction principale d’indiquer que l’on pose une question, en constituant même parfois la seule indication. Il se place généralement à la fin de la phrase, mais peut également, dans certains cas, se trouver à l’intérieur.

Le point d’interrogation existait déjà au XVIe siècle, époque à laquelle furent rédigés les premiers textes sur la ponctuation de la langue française. Bien qu’autrefois il fût souvent confondu avec le point d’exclamation (!), ce signe et ses emplois sont aujourd’hui bien connus. Quelles que soient la structure et la longueur de la phrase ou du segment concernés, le point d’interrogation signale la présence d’une question.

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Au milieu du désert

Derrière des rochers silencieux

Se cache...

... une oasis

Je ne suis pas équilibriste !

Devrais-je ajouter une légende

Les palmiers-dattiers

Les cinéastes ont élu domicile dans ce décor de rêve

Un cadre pour mieux zoomer sur la mosquée

Au milieu coule une rivière

Ce n'est pas du folklore 

Paradisiaque

Sous un soleil de plomb

L'eau est fraîche, tu m'aides à traverser ?

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

samedi 4 avril 2026

Portes de Terre et Routes de Lacets

Nous avons pris la route, portés par les vibrations nostalgiques de musiques des années 60 mêlées aux rythmes modernes qui saturaient l'habitacle de sons électriques, un mélange audacieux où Johnny Hallyday semblait tenter un duo improbable avec la flûte de pan, alors que le soleil se réveillait dans une explosion de rose et d’orangé. Vers l'Est, face à l'astre aveuglant, nous clignons des yeux. Mon conducteur restait aux aguets sur cette route dangereuse : les lacets serrés et le choc sourd des nids de poule, stigmates des inondations et des neiges de l'hiver, rythmaient notre progression. De temps à autre, je jetais un œil inquiet vers le fond de ma carcasse : je m'attendais presque à entendre le vacarme d'une cascade de métal, un joyeux cliquetis de cymbales improvisé, si la vaisselle venait à se briser ou si une porte s'ouvrait pour laisser choir les couverts dans un fracas de ferraille.

Lorsque le soleil s'est élevé dans un ciel bleu azur, pur et sans couture, le paysage est devenu magnifique. À travers la vitre ouverte, l’air chaud apportait le parfum musqué de la terre sèche et les effluves plus sucrés des étendues de cultures inconnues. Mes yeux balayaient les fleurs de rocailles : des taches de jaune vif comme du mimosa, le violet profond de la bruyère et le rouge éclatant des coquelicots.

Au loin s’étalaient les hautes montagnes. Leurs sommets, d’un blanc de neige immaculé, ressemblaient à du papier froissé déposé sur l’horizon. Je scrutais les cimes dans le silence d’altitude, mais aucune fumée de camp indien ne venait troubler la limpidité de l’air.

En dégringolant les pans vertigineux, nous croisions des camions poussifs au moteur haletant, rejetant une fumée âcre et grise dont l’odeur de gasoil nous parvenait par bouffées. Soudain, au détour d'un tournant, la fraîcheur verte d'une oasis nous sautait au visage. On entendait le murmure discret d'un oued où coulait un léger filet d'eau. La terre, d’un ocre brûlé, était si sèche qu'elle semblait avoir bu les pluies de l'hiver en un instant. À chaque changement de province, une porte d'un rouge terreux et puissant se dressait comme une sentinelle sur le bord du chemin.

Nous voici à Ouarzazate pour la journée. Demain, nous irons vers un endroit inconnu, une promesse de splendeur que j’ai hâte de confirmer demain soir !

***

«La Beauté est tout ce qui s'approche le plus à la Nature.»

Nabil Alami, auteur

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Voici un nouveau quiz, avec le 7ème et dernier indice. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La réponse sera en ligne demain.

  1. Je ne suis pas droit
  2. Je suis constitué de deux éléments
  3. J'interroge
  4. Je peux remplacer un ou une inconnu(e)
  5. Je peux insinuer un doute
  6. Je marque la fin d'une phrase
  7. Je suis un type écrit

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Lorsque le soleil se lève

Une route vers l'Est

Nous sommes éblouis

Les sommets enneigés

Un filet d'eau 

Des cultures qui me sont inconnues

Changement de province

Dans les lacets vertigineux

Il n'y a pas de fumée d'un camp indien ?

Les camions poussifs dans les montées

Les nids de poule

La montagne est rude

Que fais-tu dans cette pâture ?


Nous sommes à Ouarzazate 

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

vendredi 3 avril 2026

Éclats de vie à Taroudant : Carnet d'une journée entre pierres et fleurs

On pourrait s’attarder sur l’ocre chaud des remparts du XVIe siècle, dont la terre cuite semble encore respirer la chaleur du jour. On s'égarerait alors dans le labyrinthe des souks, là où l'air sature de l'odeur musquée des cuirs tannés et du parfum grillé des épices fraîchement moulues. C’est un monde de sons : le cliquetis clair des marteaux sur le cuivre, les interpellations chantantes des marchands et le martèlement rythmé des sabots des calèches sur le goudron.

En s'éloignant un peu, c'est une autre symphonie qui prend le relais : le bruissement léger des feuilles de bigaradiers et ce parfum de fleur d’oranger, si sucré et entêtant qu'il semble suspendre le temps. C’est le souffle même de cette terre agrumicole.

Mais il suffirait de feuilleter mes anciens carnets ou un guide pour retrouver ces classiques. Cette fois, je préfère vous emmener plus bas, là où l'on ne regarde jamais : au ras du sol. Après les pluies diluviennes de cet hiver, c'est un miracle ici, la terre a littéralement explosé. Les bas-côtés et les parterres sont devenus des mosaïques flamboyantes, un tapis de vie où le rouge sang des coquelicots se mêle au violet électrique et au jaune d'or, le tout souligné par un vert d'une insolente fraîcheur.

Et maintenant, laissez-moi vous conter ma journée...

À 11 heures pile, le taxi vrombit devant notre petit village. Direction : l’antre de Maroc Telecom. Dehors, l’air vibre déjà sous une chaleur de plomb, mais quel bonheur de franchir le seuil de la boutique ! La climatisation nous accueille comme un vieux copain et, miracle, nous sommes les seuls clients. Entre nos passeports et le numéro de téléphone du Maroc, l’agent reste d’un sérieux imperturbable, presque solennel.

Pendant qu’il s’escrime à débloquer notre carte SIM (achetée sur le port et un brin capricieuse), le temps s’étire. Derrière nous, la file d’attente s’allonge, les clients s’impatientent, les murmures montent... J’ai un peu honte, mais pas question de bouger ! Sans ce précieux sésame, mon téléphone n’est qu’un presse-papier de luxe. Plus de GPS, plus de WhatsApp, plus de lien avec le monde. Une heure plus tard, victoire : le signal revient, la vie numérique reprend !

Nous plongeons alors dans le labyrinthe des ruelles. Les remparts ocre nous renvoient une chaleur féroce, presque solide, qui vous plaque au sol. On cherche désespérément l’ombre courte des échoppes, là où s’échappe parfois un courant d’air chargé de l’odeur du cuir tanné et des épices.

Direction la grand-place, au Roudani, notre QG. Quel régal ! On entend le grésillement des cuisines avant même de s’asseoir. La salade marocaine arrive, croquante et gorgée de soleil, suivie des brochettes de bœuf pour Phil et d’une omelette berbère fumante pour moi, sans épices comme je le souhaitais. On noie la chaleur sous de grandes rasades d'eau gazeuse bien frappée.

Puis, nous repartons sous le soleil qui nous mord la peau vers les poteries berbères que nous aimerions acheter. Là, les étagères, débordent de terres cuites aux couleurs de la terre. Mais le marchand a l’esprit ailleurs : le vendredi est jour saint, et la Mosquée l’appelle plus fort que nos dirhams. Tant pis pour la vente manquée, c'est aussi ça le rythme du pays.

Pour clore la journée, place au grand frisson : la calèche !

Au rythme du trot des chevaux sur les pavés, on frôle les murs, on évite les passants d’un cheveu, on slalome entre les voitures dans un concert de klaxons et de cris. C’est magique. Au-dessus des clôtures, les bougainvilliers "vomissent" littéralement leurs couleurs : des cascades de rouge pétant, de rose fluo et de jaune citron qui explosent sur le ciel bleu azur.

Grâce à WhatsApp (enfin ressuscité !), Ahmed m'éclaire sur ce magnifique bâtiment devant lequel nous passons : c'est le temple des produits du terroir de Taroudant, une vitrine pour 55 coopératives locales. L'objectif est de les soutenir et de promouvoir l'économie.

De retour à ma "carapace", une douche fraîche finit de laver la poussière et la fatigue. C’était une journée intense, colorée et sonore. Demain, avant que le soleil ne vienne à nouveau nous mordre, nous reprendrons la route vers l’Est, là où l’horizon nous attend.

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«Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.»

Marcel Proust (1871 – 1922), écrivain français

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Voici un nouveau quiz, avec le 7ème et dernier indice. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La réponse sera en ligne dimanche, le 5 avril.

  1. Je ne suis pas droit
  2. Je suis constitué de deux éléments
  3. J'interroge
  4. Je peux remplacer un ou une inconnu(e)
  5. Je peux insinuer un doute
  6. Je marque la fin d'une phrase
  7. Je suis un type écrit

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Les remparts ont soufferts après le tremblement de terre

Le Roi a débloqué des fonds pour réparer les dégâts

Les Bougainvilliers

Les remparts renvoient la chaleur

Ici, a été tourné une partie du film Ali Baba,
Je recherche les 40 voleurs, mais je ne les vois pas !

La grande mosquée

Dans le Souk

De la terrasse du restaurant

L'incontournable salade marocaine

Les brochettes de Phil

Mon omelette berbère

Nous l'avons suivi un moment, puis nous l'avons doublé.
Il avançait dans ses guenilles, chaussé de souliers bien trop grands pour lui et usés par le temps.
Sous son bras, un vieux poste de radio grésillait, laissant s'échapper quelques crissements
comme seul lien avec le reste du monde

Sous un balcon, c'est très ancien

Aïe ! passera ou ne passera pas ?

L'ancienne porte

Un vrai capharnaüm...

... dommage, il a perdu une belle vente !

Une vue depuis mon petit village,
de l'autre côté de l'Atlas, se trouve Marrakech

Nouvelle lecture pour Phil

Nous sommes à Taroudant

Ça ne va pas ! Reviens dans la calèche...


Vite, sous la douche, je suis épuisée !

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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