samedi 4 avril 2026

Portes de Terre et Routes de Lacets

Nous avons pris la route, portés par les vibrations nostalgiques de musiques des années 60 mêlées aux rythmes modernes qui saturaient l'habitacle de sons électriques, un mélange audacieux où Johnny Hallyday semblait tenter un duo improbable avec la flûte de pan, alors que le soleil se réveillait dans une explosion de rose et d’orangé. Vers l'Est, face à l'astre aveuglant, nous clignons des yeux. Mon conducteur restait aux aguets sur cette route dangereuse : les lacets serrés et le choc sourd des nids de poule, stigmates des inondations et des neiges de l'hiver, rythmaient notre progression. De temps à autre, je jetais un œil inquiet vers le fond de ma carcasse : je m'attendais presque à entendre le vacarme d'une cascade de métal, un joyeux cliquetis de cymbales improvisé, si la vaisselle venait à se briser ou si une porte s'ouvrait pour laisser choir les couverts dans un fracas de ferraille.

Lorsque le soleil s'est élevé dans un ciel bleu azur, pur et sans couture, le paysage est devenu magnifique. À travers la vitre ouverte, l’air chaud apportait le parfum musqué de la terre sèche et les effluves plus sucrés des étendues de cultures inconnues. Mes yeux balayaient les fleurs de rocailles : des taches de jaune vif comme du mimosa, le violet profond de la bruyère et le rouge éclatant des coquelicots.

Au loin s’étalaient les hautes montagnes. Leurs sommets, d’un blanc de neige immaculé, ressemblaient à du papier froissé déposé sur l’horizon. Je scrutais les cimes dans le silence d’altitude, mais aucune fumée de camp indien ne venait troubler la limpidité de l’air.

En dégringolant les pans vertigineux, nous croisions des camions poussifs au moteur haletant, rejetant une fumée âcre et grise dont l’odeur de gasoil nous parvenait par bouffées. Soudain, au détour d'un tournant, la fraîcheur verte d'une oasis nous sautait au visage. On entendait le murmure discret d'un oued où coulait un léger filet d'eau. La terre, d’un ocre brûlé, était si sèche qu'elle semblait avoir bu les pluies de l'hiver en un instant. À chaque changement de province, une porte d'un rouge terreux et puissant se dressait comme une sentinelle sur le bord du chemin.

Nous voici à Ouarzazate pour la journée. Demain, nous irons vers un endroit inconnu, une promesse de splendeur que j’ai hâte de confirmer demain soir !

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«La Beauté est tout ce qui s'approche le plus à la Nature.»

Nabil Alami, auteur

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Voici un nouveau quiz, avec le 7ème et dernier indice. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La réponse sera en ligne demain.

  1. Je ne suis pas droit
  2. Je suis constitué de deux éléments
  3. J'interroge
  4. Je peux remplacer un ou une inconnu(e)
  5. Je peux insinuer un doute
  6. Je marque la fin d'une phrase
  7. Je suis un type écrit

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Lorsque le soleil se lève

Une route vers l'Est

Nous sommes éblouis

Les sommets enneigés

Un filet d'eau 

Des cultures qui me sont inconnues

Changement de province

Dans les lacets vertigineux

Il n'y a pas de fumée d'un camp indien ?

Les camions poussifs dans les montées

Les nids de poule

La montagne est rude

Que fais-tu dans cette pâture ?


Nous sommes à Ouarzazate 

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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