Aujourd’hui, le calme a repris ses droits dans mon petit village, tel un invité de marque que l'on n'espérait plus. Dans ce silence retrouvé, les oiseaux, ivres de joie, s’en donnent à cœur joie ; on dirait qu’ils savourent enfin le privilège d’être écoutés. Phil, de son côté, poursuit avec une persévérance de médaillé olympique sa quête du bronzage parfait, ambitionnant une nuance ébène aux reflets congolais, tout en tournant les pages de son thriller dont le papier crisse sous ses doigts chauffés par l’astre.
Pour ma part, je boude les UV, craignant avec malice que ma carapace ne finisse par se détacher sous une telle ardeur ! Je préfère la traque des mots, ces petits rebelles que je tente d’apprivoiser pour former des phrases, puis des paragraphes, bâtissant ainsi mon article quotidien ou polissant, jour après jour, ce roman qui m’habite. Quand l’inspiration joue les timides, je me retire dans ma bulle. Je glisse mes écouteurs et laisse les notes cristallines d’un piano s’égrener dans mon esprit. Cette musique suave, telle une pluie fine sur une terre assoiffée, fait refleurir instantanément mon imaginaire. À mes côtés, un verre de thé à la menthe laisse échapper une volute de vapeur émeraude. Son parfum vif vient taquiner mes narines, se mêlant à l'odeur boisée de mon carnet. Chaque gorgée, brûlante et ambrée, est une petite célébration de l'hospitalité marocaine qui ponctue mes réflexions. C’est l’élixir parfait pour accompagner la naissance de mes paragraphes : il réveille l'esprit tout en ancrant le corps dans cette douceur de vivre. Entre une note de piano et une effluve de menthe fraîche, l'écriture n'est plus un travail, mais un pur délice sensoriel.
Le spectacle est aussi dans le jardin, où la danse des tortues se poursuit inlassablement, escortées par des lièvres toujours aussi remuants. J’aime m’abîmer dans la contemplation des oliviers au feuillage argenté dont les reflets dansent sur le turquoise de la piscine. Là, les éclats de rire des enfants en vacances et le clapotis joyeux de l’eau composent la bande-son de cet après-midi de farniente.
Pourtant, mon esprit voyage déjà un peu plus loin. Je scrute les grimoires numériques pour vérifier les heures d'ouverture d'un monument secret… Une future escale dont je garde jalousement le nom pour mieux vous en offrir la primeur et l'enchantement.
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«Écrire, c’est une façon de parler sans être interrompu.»
Pierre-Jules Renard, dit Jules Renard (1864 -1910), écrivain et auteur dramatique français
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Vous aimez jouer ? Alors voici un nouveau quiz. Il y aura 13 indices et vous trouverez la réponse le 25 avril. Comme d'habitude, vous pouvez donner autant de solutions que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées !
Je suis le doyen.
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| Je préfère la traque des mots |
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| Dans un coin, à l'abri des regards, j'écris en dégustant une crêpe et un thé marocains |
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| Face à la piscine, je suis inspirée |
| Tu devrais faire attention aux UV ! |
| Ce mot me plaît, je vais le placer dans une phrase |
À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !



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