jeudi 2 avril 2026

L'Horizon en Fleurs : De Sidi Ifni à l'Atlas

Face à l’embrasement d’un soleil flamboyant, nous avons repris la route ce matin à 7 h 45 précise. Le silence du littoral, où ne résonnaient plus ni le gazouillis des oiseaux ni le frémissement des vagues, a laissé place au grondement mécanique de notre voyage à travers les montagnes.

Le spectacle était une véritable explosion de couleurs : les lacets, montées et descentes nous offraient un paysage splendide où la nature s'était parée de ses plus beaux atouts. Les champs et collines étaient littéralement bombardés de rouge par les coquelicots, tachés de violet profond par des fleurs mystérieuses et saupoudrés d’un jaune éclatant par les boutons d’or, le tout noyé dans une verdure luxuriante qui se dressait fièrement de chaque côté de la route.

Fenêtres grandes ouvertes, les accords électriques et rythmés de la musique country tentaient de couvrir le vacarme des moteurs. Autour de nous, le ballet des véhicules crachait des volutes de fumée noire, saturant l'air de cette odeur de voyage intense. Tout à coup, une vieille camionnette en pleine ascension vient freiner notre élan. À l'arrière, trois vaches tanguent dans la benne, leurs fessiers imposants oscillant au rythme de la pente. Un dépassement rapide, et nous laissons derrière nous ces passagères bovines qui luttent contre la gravité.

Soudain, le silence numérique (et ce n'est pas un poisson d'Avril) : plus de GPS, plus de réseau ! Heureusement, nous connaissons la route de Sidi Ifni par cœur. Plutôt que de longer la côte par Aglou, nous avons mis le cap sur Tiznit, bifurquant avant la ville vers Agadir. À Aït Melloul, virage à l'Est, direction Ouarzazate. Notre petit havre de paix se situe à Taroudant, lové entre mer et désert, où nous irons plus tard...

Nous avons atteint notre destination à midi pile, au moment où les rayons du soleil commençaient à mordre la peau. Demain, direction Maroc Telecom : car ici comme ailleurs, «impossible n'est pas français.», et chaque problème trouvera sa solution !

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«Voyager, c’est naître et mourir à chaque instant.»

Victor Hugo (1802 – 1885), poète, dramaturge, romancier et dessinateur français

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Voici un nouveau quiz, il y a 7 indices. Vous pouvez indiquer autant de solutions que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! La réponse sera en ligne le 5 avril.

  1. Je ne suis pas droit
  2. Je suis constitué de deux éléments
  3. J'interroge
  4. Je peux remplacer un ou une inconnu(e)
  5. Je peux insinuer un doute
  6. Je marque la fin d'une phrase

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Dans ces tuyaux l'eau coule vers la ville 

Trois beaux fessiers

De mon petit village vue sur l'Atlas enneigé

Nous nous sommes perdus ?
Mais non, suis-moi...

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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