jeudi 6 février 2025

L'Or liquide

Selon la tradition, les hommes collectent les noix d'argan dans les excréments des chèvres, qui ne les digèrent pas. Ces noix servent ensuite à la fabrication de l'huile d'argan. Aujourd'hui, la plupart des femmes berbères sont en charge de cette activité chronophage : il faut d'abord extraire les noix des selles, puis les ouvrir à la main pour obtenir la précieuse huile qui servira à la concoction de produits cosmétiques ou alimentaires très coûteux. L'huile d'argan est également très utilisée dans la cuisine marocaine : elle imbibe le pain du petit-déjeuner et inonde les couscous. Une production, qui provient presque entièrement du Maroc.

Si ces produits sont vendus à prix d'or, c'est parce qu'il faut plus de 27 kilos de fruits d'arganier pour produire un litre d'huile d'argan. Compte tenu du rendement de ces arbres, certains éleveurs et agriculteurs acquièrent toujours plus de chèvres, qui finissent par menacer le développement des arganiers. En revanche, cette culture permet l'emploi des femmes locales et attise la curiosité de nombreux touristes.

Les coopératives de femmes de la région, comme la coopérative Marjana près d'Ounagha, guident les touristes à travers les productions d'huile d'argan. La belle ville côtière d'Essaouira offre, même aux visiteurs les plus pressés, la vue extraordinaire des chèvres dans les airs, passant d'une branche à l'autre dans les arganiers chargés de fruits.

Comme chaque année, ma préférence s'est tournée vers la Coopérative Mogador Essaouira créée en 2007. Elle est située au centre rural Ounagha à deux pas de mon campement. Elle est spécialisée dans la production et la commercialisation de l’huile d'argane et ses dérivés. Malgré la montée des ventes dans le monde entier, des inquiétudes demeurent quant au salaire et les conditions de travail des femmes qui produisent l’huile d’argan. Si les travailleurs bénéficient d’une assurance maladie et de pensions, les salaires peuvent être aussi bas que 50 dollars soit environ 450 dirhams par mois (≈45 euros). En effet, certaines entreprises préfèrent payer les chauffeurs de taxi et de bus pour amener les touristes dans leurs installations afin qu’ils puissent leur vendre l’huile d’argan, plutôt que de payer les travailleurs correctement. Je ne pense pas qu'ici cela soit le cas, je n'ai jamais vu de car ou de taxi déverser une marée humaine devant la coopérative. Les acheteurs sont de passage, comme moi, voire local. Les bénéfices sont reversés uniquement aux femmes.

Je ne vous ai pas parlé de la météo ces derniers jours. Et pourtant, le soleil se partage ! Il fait vraiment beau, voire très chaud, il n'y a pas un brin de vent. Le mercure monte à 26 degrés à l'abri et à plus de 50 au soleil. Je n'ai pas sorti le thermomètre de peur qu'il éclate.

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Vous aimez toujours les énigmes ? Voici un nouveau quiz. Il y aura 7 indices. Aujourd'hui, c'est le premier. Le résultat sera en ligne le 16 février. Comme d'habitude, je note et je me tais sur vos conclusions. Vous pouvez toujours indiquer autant de solutions que vous le souhaitez jusqu'au 15 février au soir, elles ne sont pas limitées !

  1. Je suis le 3ème

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«Le bonheur ne consiste pas dans la possession de troupeaux et de l'or. C'est dans l'âme qui est le siège de la béatitude.»

Démocrite D'Abdère (460 av. J.-C. - 370 av. J.-C), Philosophe

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Un restaurant est sur la terrasse de la coopérative 

La coopérative féminine d'huile d'Argan

Entrons !

Un travail répétitif et fatiguant 

Elle frappe la noix avec un caillou sur une pierre toute la journée

Avec le sourire pour gagner quelques dirhams posés dans une soucoupe

La noix d'argan

Lorsque la coque est enlevée, une autre femme frappe sur  l'amandon
pour récolter la graine avec laquelle sont faits les produits cosmétiques 

Les étapes de la noix pour ne conserver que la graine
Nous avons tous les deux terminé nos livres
et, nous venons d'en ouvrir un autre...

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

mercredi 5 février 2025

Les sucettes

J'étais très joyeuse, ce matin, lorsque j'ai franchi la lourde porte en fer bleu de l'école maternelle d'Ounagha avec un sac de jeux de société et des sucettes pour les enfants âgés de 4 et 5 ans.

La moitié de la classe inscrite était là : les petits garçons et les petites filles, assis sur des chaises colorées, bien sages, autour des petites tables rondes adaptées à leur hauteur, le visage ravissant tourné vers leur enseignante, ils écoutaient l'institutrice parfois traduire mes mots. Pas la peine de leur demander de dire bonjour, au revoir ou merci, ils savent. L'éducation, le partage, est une instruction inévitable ici.

Sur le tableau noir étaient épinglées les fiches des leçons du jour : les jours de la semaine, la météo, les couleurs, le tout en langue arabe et en français.

Il n'y a pas de système de maternelle au Maroc, la plupart des enfants commencent l'école à l'âge de 6 ans. Néanmoins, certains parents souhaitent insérer leurs enfants plus tôt dans le système éducatif.

Ah ! regarder les pupilles des bambins briller devant une boîte de sucettes. C'est si merveilleux ! J'ignore qui étaient les plus heureux : eux ou moi ?

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Vous aimez toujours les énigmes ? Alors rendez-vous demain pour un nouveau quiz.

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«La gourmandise, c'est réveiller les sens un peu engourdis»

Kheira Chakor, auteure

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Les yeux des enfants fixaient cette jolie boite colorée

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

mardi 4 février 2025

Le pain marocain

Si les Chinois ont eu le riz, les Amérindiens le maïs et les Africains le sorgho, les Marocains, à l’instar de tout le bassin méditerranéen, ont eu le blé comme principale céréale qui y a constitué, depuis des siècles, la base de l’alimentation. L’introduction du blé au Maroc remonte au moins à l’antiquité, lorsque les Romains utilisaient les plaines fertiles d’Afrique du nord pour nourrir l’empire.

Au Maroc, qui portait alors le nom de Maurétanie tingitane, la terre y «est si fertile que, non seulement elle fait pousser en abondance les sortes de céréales qu’on y a semées, mais qu’elle y en produit aussi certaines non semées», écrivait le grand géographe romain Pomponius Mela.

Mais ce n’est qu’au Moyen-âge que la culture du blé s’est largement répandue dans nos contrées, grâce notamment au développement des outils de traction animale. A cette époque, le Maroc devient un important producteur de blé, céréale qui devient dès lors un pilier de la gastronomie marocaine.

L’importance du blé n’est pas seulement d’ordre agricole ou alimentaire. Cette céréale a également changé le visage des villes marocaines. Au Moyen-Âge, Fès comptait pas moins de 400 moulins, presque autant de fours ainsi qu’une multitude d’échoppes spécialisées dans la vente de farines, a écrit Léon L’Africain.

Dans les grands centres urbains, le blé était essentiellement consommé sous forme de pain, tandis que dans les zones montagneuses on préférait le consommer sous forme de soupes de blé (Dchicha). Mais ce qui marque la particularité du Maroc et d’autres pays du Maghreb, c’est le couscous. Ce plat à base de blé cuisiné à la vapeur est aussi bien répandu dans les villes que dans les campagnes. Pendant des siècles, les Marocains ont adopté ce triptyque : pain, soupe de blé, couscous.

On sait aujourd’hui que le pain complet est bien plus nutritif que le pain blanc, fabriqué avec du blé raffiné. D’où son prix bas. Cela n’a pourtant pas toujours été le cas. Au Moyen-âge, le pain le plus recherché, et donc le pus cher, était le pain blanc, qui était réservé aux habitants des villes et aux notables de la campagne. Son prix élevé s’expliquait notamment par les nombreuses étapes de raffinement qu’exigeait la fabrication de la farine, d’où le nombre important de moulins que comprenaient les grandes villes marocaines comme Fès, Meknès ou encore Marrakech.

Le pain blanc marocain était d’ailleurs réputé d’excellent qualité. Georg Host, qui était consul du Danemark au Maroc entre 1760 et 1768, ne s’y trompa pas. «Le blé marocain est plus grand et d’une plus grande qualité que le blé d’été danois. On y extrait de minuscules granulés très fin, mais dès qu’il est pétri, il se transforme en un pain d’une grande tendresse et blancheur. Et ce pain-là est en vérité le meilleur pain du monde», s’est exclamé le diplomate scandinave dans son ouvrage «Relations sur les royaumes de Marrakech et de Fès recueillies dans ces pays de 1760 à 1768».

Réservé à l’élite, le pain blanc a longtemps constitué un marqueur social, bien qu’étonnement, ce pain est beaucoup moins nutritif que le pain complet, à l’époque largement consommé par les pauvres. N’ayant pas les moyens de raffiner leurs blés par manque de moulins dans les campagnes, les habitants des zones rurales consomment en effet exclusivement du pain issu de blé complet, c’est-à-dire contenant la graine ainsi que le son. Bien leur en a pris puisque ce pain là, qui constituait d’ailleurs bien souvent leur unique aliment, était bien plus riche en nutriments, vitamines et oligoéléments que le pain blanc prisé par les élites citadines. Ces derniers palliaient la maigre qualité nutritive du pain blanc par leur capacité à se nourrir de viandes et autres produits laitiers, explique l’historien Mohamed Houbaida dans son livre «Le Maroc végétarien», qui indique que le pain blanc ne sera démocratisé au Maroc que durant les années cinquante du siècle dernier avec l’industrialisation du pays.

Peu de temps avant de prendre le pouvoir en France, Napoléon Bonaparte, alors en plein campagne militaire en Méditerranée, débarque en 1798 à l’île de Malte et fait libérer quelque 2.000 captifs et esclaves marocains. Une libération qui se voulait politique car le futur empereur espérait nouer des relations commerciales avantageuses avec le Maroc, alors important producteur de blé. «Cette libération tenait moins à un souci humanitaire qu’à une préoccupation pratique : Malte dépendait de l’Afrique du Nord, Maroc inclus, pour ses approvisionnements en céréales et Bonaparte avait besoin de nourrir la population sur place. Une lettre des Affaires Étrangères de Paris au Consul de France à Tanger, datée du 5 Vendémiaire an VII (26 septembre 1798), fait ainsi appel à la fourniture de grains du Maroc «qui doit avoir été sensible à la libération de sujets qui ne tarderont pas à retrouver leur pays». Même demande faite en juillet 1798. Mais aucune de ces deux demandes n’obtint de réponse du Maroc, qui par ailleurs se montra très réservé ensuite sur l’Expédition d’Égypte de 1800, contrairement à ce que la propagande de l’époque veut faire croire, raconte à ce propos Jean-Louis Miège dans «Bonaparte, l’Egypte et le Maroc».

Aujourd'hui, toujours sous le soleil, nous n'avons pas cultivé de blé, pas moulu la céréale et encore moins fait du pain. Nous l'avons tout simplement acheté chez le marchand dans la rue.

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Vous aimez toujours les énigmes ? Alors rendez-vous jeudi pour un nouveau quiz.

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«Que préfères-tu, celui qui veut te priver de pain au nom de la liberté ou celui qui veut t’enlever ta liberté pour assurer ton pain ?»

Albert Camus ( 1913 - 1960), écrivain, philosophe

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Chaud, chaud....

Alors lequel ?

Un seul nous suffira !

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

lundi 3 février 2025

Sur les Sqalas de la Kasbah

Au-dessus des remparts, sur les Sqalas de la Kasbah, une dizaine de canons faits de bronze et de cuivre mesurent plus de 3 mètres de long. Ils sont de fabrication espagnole et hollandaise et viennent des fontes de Séville et Barcelone. Ils mesurent 3,25 mètres et sont conçus pour lancer des boulets de 45 kg à environ 1.500 mètres.

Proclamées monument historique par un dahir datant du 30 août 1924, les Sqalas d'Essaouira ont traversé les siècles pour partager une partie de l'histoire de la cité des Alizés.

Les Sqalas de la cité des Alizés sont des murailles défensives du 18ème siècle qui ont servi à protéger la ville contre les attaques maritimes extérieures. Il a fallu trois ans pour finaliser leur construction et mesure plusieurs centaines de mètres.

Autrefois appelée «Mogdoura» puis «Mogador», Essaouira était un important port de commerce où transitaient les marchandises entre l'Afrique et le reste du monde. C'est donc pour protéger cette base commerciale que le sultan Mohammed ben Abdellah fit appel à l'architecte français Théodore Cornut en 1765, afin de bâtir ces rempart équipés de canons.

La Sqala du port a été construite avec les pierres de «Castelo Real», un ancien château portugais établi à Mogador. Elle est composée de deux ailes fortifiées, l'une derrière la porte de la Marine et l'autre au-dessus des magasins du port. Toutes les deux sont reliées au Bab el-Marsa et dominées par le Borj el-Barmil.

Proclamées monument historique par un dahir datant du 30 août 1924, les Sqalas d'Essaouira ont traversé les siècles pour partager une partie de l'histoire de la cité des Alizés. Tandis qu'à l'époque on pouvait y trouver de nombreux magasins qui vendaient des vivres et des munitions, aujourd'hui elles sont transformées en boutiques d'objets artisanaux où j'ai pu découvrir les subtilités de l'artisanat souiri.

Dominant l'océan et les vagues qui viennent se briser sur ses rochers, sur les Sqalas, j'avais une vue imprenable sur les îles et la ville. Si la magie de ces lieux me fascine, elle a d'ailleurs attiré beaucoup de réalisateurs comme Orson Welles pour le tournage du film «Othello», ou encore pour le tournage des scènes de la célèbre série «Games of Thrones» (jeu de trônes).

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Vous aimez toujours les énigmes ? Alors rendez-vous jeudi pour un nouveau quiz.

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«La plupart des bienfaiteurs ressemblent à ces généraux maladroits qui prennent la ville et qui laissent la citadelle.»

Chamfort (1740 - 1794), Journaliste, philosophe, bibliothécaire, orateur, homme politique, écrivain, dramaturge, poète, enseignant / Maximes et pensées

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Une tour qui sépare la citadelle et le port de pêche

Depuis le port de pêche nous pouvons entrer dans la citadelle

La Sqala protège la citadelle



Les porteurs de bagages

N'est-ce pas la vérité ?
Florence Lepetitdidier-Rossolin


Dominant l'océan et les vagues qui viennent se briser sur ses rochers sur les Sqalas

Les remparts

Les pêcheurs étaient de retour


9 dirhams l'huître, c'est un peu cher !

Les barques des pêcheurs sont arrimées 

Au loin, et un peu plus au sud : les Canaries

Que c'est reposant de regarder l'Océan


Il faut profiter du calme dans les rues de la citadelle
le matin, la marée humaine ne va pas tarder à arriver

Les achalandages ne manquent pas

Allemand, Anglais, Belges, Français, Chinois, Coréens,
Espagnols, Italiens, Marocains... se croisent

Sous les remparts, les magasins, les hammams,
l'entrée des hôtels ou même restaurants sont aussi nombreux

Sur les Sqalas de la Kasbah, une dizaine de canons
faits de bronze et de cuivre mesurent plus de 3 mètres de long.


Du haut des remparts

Figuier, citronnier, il y en a pour tout les goûts
et à tous les prix (on peut marchander !)
c'est l'artisanat souiri

Les rues pavées sont nettoyées régulièrement

Essaouira se réveille

En mettant les pieds à Essaouira il faut passer
par la pâtisserie Boujemâa

Nous allons nous régaler

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

dimanche 2 février 2025

Petit rectificatif

Je dois rectifier une information de l'article précédent. En effet, le boum que nous avions entendu hier matin, n'était pas dû à la rupture de la canalisation d'eau, même si cette dernière avait bien été, il provenait d'un éclatement d'un pneu de camion. Je pensais sincèrement qu'il s'agissait d'un tremblement de terre !

Aujourd'hui, il fait beau malgré un ciel légèrement couvert ce matin qui se dégage au fil des heures.

Nous aurons de l'occupation les jours à venir puisque nous commencerons demain par aller passer la journée à Essaouira. J'adore cette ville côtière. N'oublions pas que Essaouira est le petit Saint-Malo. Puis dans le courant de la semaine j'irai rendre une petite visite aux enfants de l'école maternelle de Ounagha (Ounara) et, un autre jour j'irai franchir la porte de la coopérative féminine de l'huile d'argan. Quelques articles à écrire en prévision. Dimanche prochain nous changerons de camp.

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Vous aimez toujours les énigmes ? Alors rendez-vous jeudi pour un nouveau quiz.

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«Le sage équarrit sans blesser Incline sans porter atteinte Rectifie sans faire violence Et resplendit sans aveugler.»

Lao-Tseu / Tao Te King

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Voulez-vous faire un plongeon ?

Non ! Alors je vous emmène sur un autre terrain de jeux...



À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

samedi 1 février 2025

Rugby à la télévision

Depuis que nous sommes partis, le 11 décembre 2024, Phil n'avait jamais relevé la parabole de la télévision. C'était quand même bien de ne pas suivre les actualités régulièrement. Juste un coup d’œil le matin sur Google actualités pour connaître les dernières infos nous suffisait amplement. Mais, aujourd'hui, il y a deux matchs de rugby retransmis sur la France 2, l'un à 15 h et le second à 17 h 35, respectivement Écosse/Italie et Irlande/Angleterre. Le vent étant pratiquement absent, 24 km/h, la parabole de va pas subir de dégât.

Ce matin vers 7 h 30, lorsque nous prenions notre petit déjeuner, nous avons été secoués en même temps que nous percevions un grand boum. Que s'était-il passé ? Un tremblement de terre ? Un avion à réaction ? Le vacarme d'un camion qui passait sur la route ?

Alors que nous allions sur le petit marché acheter des oranges, des bananes, un avocat et quelques tomates, nous devions enjamber une rivière. Elle courait dans le caniveau. D'où venait toute cette eau ? Après avoir interrogé quelques marocains, nous avons appris qu'il s'agissait d'une fuite après une rupture de canalisation vers 7 heures ce matin... Et bien voilà ! Il ne s'agissait pas d'un tremblement de terre ou d'un avion à réaction ou encore du passage d'un camion.

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«Il fallait être Anglais pour inventer le rugby. Qui d’autre aurait pu penser à un ballon ovale ?»

Pierre Dumarchey, dit Pierre Mac Orlan (1882 – 1970), écrivain français.

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Il nous aurait fallu des bottes !

47.2 °C, nous sommes venus pour ça !

Un ciel sans couture

Ecosse/Italie 

L'hymne national à la capela 

Je laisse Phil regarder les deux matchs, je préfère retourner lire à l'ombre à l'extérieur.

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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