Au
pied du djebel Kissane, la petite ville de Agdz marque le début de
la vallée du Draa. Cette vallée que nous avions parcouru l'année
précédente de Zagora jusqu'ici. Dans l’immense palmeraie d’Agdz,
de nombreux villages fortifiés (ksour) rappellent que la région fut
très prospère à l’époque du commerce caravanier avec l’Afrique
subsaharienne. Ces villages de kasbahs (ksar) abritent des jardins
odorants où poussent menthe et henné à l’ombre des palmiers.
C'est aussi la région des dattes.
La
récolte des dattes dans la vallée du Drâa, généralement réalisée
entre septembre et novembre, est une affaire vibrante et joyeuse. Des
grimpeurs habiles escaladent les palmiers, choisissant soigneusement
les dattes les plus mûres. Ces fruits précieux sont ensuite séchés
au soleil ou transformés en une variété de produits délectables,
des confitures et pâtes de dattes aux sirops (Tahalaoute).
Pensez
au-delà de la datte elle-même. Les palmiers de la vallée du Drâa
regorgent de potentiel. Leurs feuilles se tissent en paniers et
objets artisanaux complexes, tandis que leurs troncs fournissent des
matériaux de construction robustes. Cet écosystème riche favorise
une industrie agrotouristique florissante, où les voyageurs
exigeants recherchent des expériences authentiques au milieu de
paysages à couper le souffle.
Depuis
Ouarzazate par les sommets montagneux, nous voici donc arrivés à
Agdz. Le vent souffle encore cet après-midi et la température
dépasse les 40 degrés à l'ombre.
***
Vous avez les 13 indices du quiz. Le résultat
sera en ligne le 6 avril. Comme d'habitude, j'ai noté et je me suis
tu sur vos conclusions. Vous pouvez toujours indiquer autant de
solutions que vous le souhaitez jusqu'au 5 avril au soir, elles ne
sont pas limitées !
Je suis une légende
Partout dans le monde je suis un étranger
J'étais baigné dans du bois précieux
Je suis reconnu en 1954
J'étais couronné à Venise
Je suis un joueur de bridge professionnel
J'aime les chevaux de courses
Je suis un flambeur
Je suis d'origine syro-libanaise
Je suis égyptien
À 83 ans je ne suis plus
J'ai vu le jour le 10 avril 1932 à Alexandrie
Qui suis-je ?
***
«Le
palmier dattier doit avoir les pieds dans l'eau et la tête dans le
feu.»
Ancien
proverbe arabe
***
Nous allons attaquer la montagne
Aïe encore des virages !
Un toboggan ?
La roche noire
Un dos de dromadaire
Et la route serpente...
Nous allons là bas
Des drôles de sommets en espaliers
Nous sommes sur un promontoire
Serait-ce la lune ?
Un dôme passé avec une truelle
Nous allons encore là bas
Des sommets en dents de scies
Une nouvelle province
Un oasis
La vallée du Draa n'est pas loin le pays de la datte
Que mon chauffeur n'oublie pas de prendre le virage à gauche...
Allons au souk de Agdz
Tiens ta casquette Phil
Allons y nous verrons bien...
C'est vraiment poussiéreux
Nous n'allons rien acheter ici
C'est loin d'être celui de Sidi-Ifni, il me semble que c'est très poussiéreux et en plus avec ce vent nous allons être encore sales et décoiffés, une douche va s'imposer
Nous voici à Agdz
À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !
Hier,
la journée était un peu compliquée. Au premier arrêt, à
Tazenakht, il n'y avait pas de camping comme je l'ai écrit dans mon
précédent article. Nous avions repris la route en direction de
Ouarzazate. Une personne nous avait indiqué un camping juste avant
la ville à une vingtaine de kilomètres. Là, il n'y avait rien et
bien trop éloigné du centre de Ouarzazate. Nous avons, encore,
repris la route vers le camping municipal que nous connaissons. Nous
savions qu'il n'est vraiment pas terrible mais l'avantage est qu'il
est près du centre. Le tarif est un peu élevé toutefois, comme il
est tout seul sur la ville, il nous semble, à tous les
camping-caristes, que la municipalité en profite.
Il
y avait des rafales à plus de 62 km/h c'était impressionnant
d'autant plus que le sol n'est que poussière. Le vent emportait tout
sur son passage. La chaleur était suffocante et pas moyen d'ouvrir
la banne pour nous protéger du soleil, surtout le moteur du
frigidaire. Phil a mis devant en biais mon transat avec sur son dos
une grande serviette de bain tombante pour lui faire de l'ombre.
Les
rafales tournoyaient du sol vers le haut. Nos narines et oreilles
étaient remplies d'escarbilles, nos yeux pleuraient... Et je ne
décris pas la couleur de la carrosserie de notre maison secondaire !
Le vent s'est calmé en soirée, heureusement. Il devait reprendre que dans le courant de l'après-midi aujourd'hui. À 14 h 30, heure marocaine nous
sommes pour le moment au calme. En outre nous faisons attention à
l'indice UV qui est encore de 9. Demain, nous reprendrons la route le
matin avant que le souffle revienne. Nous irons en direction du
Sud-Est.
En
outre, hier le cadre sur la nature était magnifique. C'était
grandiose.
Pour
ceux et celles qui ont regardé mon article hier, vous pouvez le
revoir aujourd'hui ; j'ai ajouté une légende sous chacune des
photos.
Il
est désormais 15 h 00, le vent commence à se lever...
Ce
matin nous avons été visiter le musée du cinéma. Ce musée a
ouvert ses portes le 30 juillet 2007 à l’occasion de la Fête du
Trône. Il est établi sur l’emplacement d’un ancien studio de
tournage construit en 1981 par des entreprises de production
cinématographique italienne. Le site, étalé sur 2 hectares, se
compose de différents décors de films.
Situé
en face de la casbah de Taourirte et aux côtés du Complexe
artisanal d’Ouarzazate, il reflète la volonté de la municipalité
de faire de Ouarzazate le lieu majeur au Maroc pour la production
cinématographique.
Dans
cette perspective, le musée du Cinéma retrace l’histoire du
cinéma à Ouarzazate et des grands films qui y ont été tournés.
Nous
avons eu de la chance de pouvoir entrer dans ce lieu pharaonique car
le 21 juin 2024, une tragédie a frappé ce musée :
un incendie dévastateur a ravagé le musée du cinéma, réduisant
en cendres les décors qui ont jalonné l'histoire du cinéma. Ce
musée n'était pas seulement un lieu d'exposition de décors
cinématographiques, mais une icône vivante de héritage culturel
du pays.
Les
habitants ont ressenti une profonde tristesse pour ce qu'ils ont
perdu. Ces décors ne représentaient pas seulement des éléments de
décor, mais des souvenirs vivants de leur histoire cinématographique
locale. Tout ce qu'il en restait, étaient des débris fumants qui
témoignaient de la déchéance du cinéma dans leur ville, d'un
rayonnement véritable réduit à des souvenirs brûlés.
Aujourd'hui,
certaines pièces sont réédifiées. À l'arrière du bâtiment,
nous avons vu des échafaudages, des cloisons en bois...
Puis,
nous nous sommes baladés dans la grande avenue. La Casbah de
Taourirte ne nous intéressait pas ; nous en avons vus tellement au
Maroc. Néanmoins, je n'ai pas oublié d'immortaliser son entrée
tout comme le quartier artisanal juif et berbère.
Nous
avons pénétré dans le complexe artisanal, c'était chouette
d'admirer les œuvres des marocains. En métal, en bois, en os de
dromadaire... C'est un très beau travail.
Puis,
à la sortie nous avons sauté dans un taxi pour nous déposer dans
le centre-ville. L'entrée du Souk est situé juste au milieu. Un
petit tour où nous avons acheté quelques babioles et souvenirs.
Pour terminer nous sommes passés rapidement devant la ville moderne
qui ne nous passionne nullement.
Nous
voici de retour et j'ai «bondi» sur mon ordinateur pour écrire
cet article et joindre mes photos couleur ocre.
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Continuons le nouveau quiz. Il y a 13 indices.
Le résultat sera en ligne le 6 avril. Comme d'habitude, je note et
je me tais sur vos conclusions. Vous pouvez toujours indiquer autant
de solutions que vous le souhaitez jusqu'au 5 avril au soir, elles ne
sont pas limitées !
Je suis une légende
Partout dans le monde je suis un étranger
J'étais baigné dans du bois précieux
Je suis reconnu en 1954
J'étais couronné à Venise
Je suis un joueur de bridge professionnel
J'aime les chevaux de courses
Je suis un flambeur
Je suis d'origine syro-libanaise
Je suis égyptien
À 83 ans je ne suis plus
J'ai vu le jour le 10 avril 1932 à Alexandrie
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«Je
ne veux parler que de cinéma, pourquoi parler d’autre chose ? Avec
le cinéma on parle de tout, on arrive à tout.»