Aujourd’hui, nous restons calmes. Calme est un bien grand mot, car une grande lessive claque au soleil, mon Lièvre nettoie les épines de pin tombées sur le toit de ma Carapace. Un dernier tour sur le marché. Demain, nous plions, nous rangeons. Lundi, nous changeons de camp.
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Vous aimez jouer, et vous aviez les 10 indices du quizz. Avez vous la réponse ?
1.
Je suis né d’un rêve français.
2.
Ma naissance a nécessité le travail de milliers d’hommes.
3.
Je pèse des milliers de tonnes et je mesure plus de 315 mètres.
4.
Le jour de ma naissance, une immense foule est venue m’admirer.
5.
Je suis né au bord de la Loire, à Saint-Nazaire.
6.
Yvonne de Gaulle me baptise le 11 mai 1960.
7.
En 1962, je commence mes traversées vers New York.
8.
Pendant douze ans, je sillonne l’Atlantique
9.
Je change de nom et deviens Norway.
10.
Devenu Blue Lady, je termine ma vie à Alang, en Inde
Je ne suis pas Fort Boyard, ni la Tour Eiffel pas plus la statue de la Liberté mais je suis bien Le paquebot le France
Bravo Lysiane, Karen, Francine, Ahmed, Maman, Blandine, Amédée et toutes les personnes qui se reconnaîtront.
Après la Seconde Guerre mondiale, la France rêve de retrouver sa place sur les grandes routes maritimes. En 1956, la Compagnie générale transatlantique confie aux Chantiers de l’Atlantique de Saint-Nazaire la construction d’un paquebot entièrement français, destiné à devenir la vitrine du savoir-faire national.
Le 7 octobre 1957, sa construction commence. Près de trois années seront nécessaires pour donner vie à ce géant de 315 mètres. Puis, le 11 mai 1960, devant une foule immense, le France est lancé à Saint-Nazaire. Le géant glisse vers la Loire dans une immense vague, sous les regards émerveillés de milliers de spectateurs.
Le 3 février 1962, il quitte Le Havre pour sa première traversée vers New York. Pendant douze ans, il sillonne l’Atlantique et transporte près de 588.000 passagers. Mais le temps des grands paquebots touche à sa fin. L’avion devient le nouveau maître des traversées transatlantiques et, avec le choc pétrolier de 1973, l’exploitation du France devient trop coûteuse.
Le 30 octobre 1974, le France est désarmé. Le géant autrefois acclamé reste immobile au Havre, avant de connaître une seconde vie sous le nom de Norway, dans les Caraïbes.
Après plusieurs années de navigation et de changements de propriétaires, il devient en 2006 le Blue Lady. Cette fois, son destin est scellé, il rejoint les chantiers de démolition d’Alang, en Inde.
Entre 2007 et 2008, les chalumeaux viennent à bout du géant. Peu à peu, le France disparaît, morceau après morceau.
Pourtant, il ne disparaît jamais tout à fait. Des objets, des meubles et des éléments de décoration sont sauvés. Et surtout, il demeure dans les photographies, les souvenirs de ses passagers et la mémoire de ceux qui l’ont construit.
Né d’un rêve, symbole d’une époque, puis victime du progrès, le France aura connu la gloire, l’oubli, une seconde vie et finalement la disparition. Mais certains géants ne meurent jamais vraiment, ils continuent de naviguer dans nos souvenirs.
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«Le calme se faisait en nous-mêmes sur les déchirements du départ.»
Pierre Loti ((1850 - 1923), romancier, officier de marine
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À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !










































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