mercredi 31 décembre 2025

J'avais trop froid

J'étais arrivée à Alaejos par temps de brouillard et dans un froid glacial. Sur l'aire qui m'est dédiée le branchement électrique était en panne et il me semble que les gens de la commune ne voulaient pas se déplacer pour les neuf tortues que nous étions. Je ne voulais pas user toute mon énergie. J'ai dû cheminer plus loin. Beaucoup plus loin. En allant vers le Sud, le brouillard se dissipait et la nuit tombait. Je n'ai pas bifurqué vers Castille la Manche, un peu vers l'Est, je ne voulais pas que l'âne de Don Quichotte viennent me marcher sur un pied. J'ai préféré continuer le long de la frontière portugaise et avancer parmi les oliveraies que j'apercevais malgré la pénombre. J'ai cheminé lentement en direction de Séville et me suis arrêtée par hasard juste avant la grande ville. Exactement à Cáceres. Ici il y a beaucoup de mes congénères. Je suis au chaud et j'ai même été ramper dans les rues de la vieille ville. Ici les Espagnols sont à la fête, la veille du nouvel An. À travers les rues pavées j'ai été transportée à une autre époque. Au milieu des demeures seigneuriales, des palais Renaissance et des églises surmontées de nids de cigognes, j'ai compris pourquoi Cáceres est une ville classée au patrimoine de l’humanité. De ma petite hauteur, j'ai pu admirer l’une des vieilles villes les plus belles d’Espagne.

Ce soir, je vais me faufiler dans ma plus belle coquille et, avec le lièvre nous allons trinquer à la nouvelle année.

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«Le théâtre est un point d'optique. Tout ce qui existe dans le monde, dans l'histoire, dans la vie, dans l'homme, tout doit et peut s'y réfléchir, mais sous la baguette magique de l'art.»

Victor Hugo (1802 – 1885), poète, dramaturge, romancier et dessinateur français

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Dans les rues de Cáceres
Pour moi, les marches étaient trop hautes, j'ai laissé les 
humains escalader ces escaliers

Du soleil, mais qu'il fait froid !

Je faisais attention à ne pas rester coincer
entre deux pavés...

Les portes des bâtiments de la vieilles villes sont ouvragés

Les ruelles sont très étroites





J'ai dû me reculer loin, loin pour regarder cette oeuvre 







Mais, c'est une patinoire ? oh lala, je ne vais pas là,
je vais glisser, glisser....

Trop haut pour moi

Je ne vais pas m'y aventurer je ne veux pas être coupée en deux !


C'est la fête


Elle ne m'a pas dit son nom !

Il faisait vraiment très très froid

Avez-vous vu le lièvre ?

Je suis à Cáceres

À l'année prochaine, pour de nouvelles aventures et découvertes !

mardi 30 décembre 2025

Une bougie !

J'ai rencontré le lièvre avec des bougies ! Je croyais qu'il venait réchauffer ma coquille, mais en dessus du candélabre il y avait un gâteau. Il s'amuse... Arrivera t'il avant moi ?

J'avais vraiment froid ce matin, le thermomètre affichait zéro degré sur ma carapace, j'ai dû enfiler un tricot. En plus si le soleil dominait seulement autour de Burgos il y avait vraiment beaucoup de brouillard sur les 260 kilomètres que je cheminais. Je devais bien écarquiller mes orbites.

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«Moi, si je pouvais redessiner le monde, je le ferais s'éclore comme un livre. J'écrirais sur chacun de ses pétales. Rien qu'en posant les yeux. Rien qu'en rêvant, du bout des doigts, des histoires sans frontières, des histoires avec du bleu et de la rose.»

Daniel Picouly, écrivain français

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J'ai enfilé un tricot ce matin
et que fait le lièvre ? Il me nargue avec son gâteau...

Le seul moment où j'ai vu le soleil

Il fallait que j'en profite car cela n'allait pas durer !

J'aperçois du brouillard au loin

Non je ne fais pas erreur, je vais ouvrir grands mes yeux

Et, du brouillard, du brouillard

Vraiment, de la purée de pois !

Me voici à Alaejos, demain une longue route m'attend
j'espère ne pas rencontrer trop de grosses tortues.

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

lundi 29 décembre 2025

Après les Pyrénées

J'ai crapahuté dans les Pyrénées à travers le brouillard. La route serpentait, montait, descendait en pente rude. Je me croyais dans les montagnes russes. Parfois le bleu azur du ciel apparaissait au détour d'un virage, un rayon de soleil m'éblouissait. J'étais aussi secouée par de grosses tortues espagnoles qui me doublaient. Ici, il ne fait pas froid et il n'y a pas de vent.

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«Le monde, c'est tout l'espace et tous les temps. Parcourir le monde, c'est réinventer l'histoire.»

Antonine Maillet (1929 – 2025), romancière et dramaturge acadienne

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Après le brouillard, le ciel s'éclaircit

Une maison espagnole

Entre deux sommets

Me voici à Miranda de Ebro

Je suis éreintée !

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

dimanche 28 décembre 2025

La frontière

Me voici arrivée à la frontière espagnole. Je n'ai pas rencontré, ni croisé, de grosses tortues qui barraient la route. J'ai pu sortir mon nez de ma coquille car ici le vent est inexistant. J'apprécie les rayons du soleil sur ma carapace. La traversée de Bordeaux s'est faite sans encombres, il y avait beaucoup de mes congénères ; Des petites, des moyennes et des grandes, plus grandes que moi aussi.

Demain, je serais en Espagne, la première étape.

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«N'écoutez les conseils de personne, sinon le bruit du vent qui passe et nous raconte l'histoire du monde.»

Claude Debussy (1862 – 1918), compositeur français

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La Garonne, j'avais peur de l'eau !

Avec des petits congénères nous allons vers les Pyrénées

Il fait vraiment beau


Me voici à Urrugne, la frontière franco-espagnole

Je transporte un lièvre ! Arrivera t'il avant moi ?

Le lièvre aime lire des policiers et des thrillers, surtout Franck Thilliez
il a glissé dans ma bibliothèque quelques livres

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

samedi 27 décembre 2025

J'avais froid aux pieds

Il faisait vraiment froid ce matin. Nous étions plusieurs tortues. Une devait avoir plus froid que les autres puisqu'elle était toute proche de ma coquille. Si proche que je l'entendais ronfler. Elle devait être frileuse ou peut-être peureuse...

Toute la nature s'était recouverte d'un manteau blanc. C'était magnifique surtout lorsque le soleil a montré le bout de son nez. Sublime était le panorama dans un calme absolu. Le tableau est devenu de couleur saumon sur la route vers le sud. Il est vrai que l'astre, sur ma gauche, me gênait un peu, car à cette époque de l'année, il est très bas.

Me voici arrivé à Saint-Genis-de-Saintonge dans la Charente-Maritime, juste avant que le soleil me soit de face. Demain, dimanche, je devrais passer Bordeaux. Toutes les tortues ne devraient pas être sur cette route sauf des très grosses qui manifestent et m'obligeront à faire un petit détour. Puis, je terminerais mon étape française juste avant la frontière espagnole.

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«Les plus intelligents de notre monde, sont ceux qui attendent la fin d'une histoire, pour ensuite en tirer des conclusions.»

Ethan Bthr, auteur

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Il faisait vraiment froid

La nature s'était recouverte de son manteau blanc

Le soleil se lève

Pour laisser une oeuvre saumonée

J'avais la route pour moi seul

Me voici à Saint-Genis-de-Saintonges

À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !

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