Après la visite du port de pêche,
hier, nous sommes repartis
dans un petit taxi en direction du Souk de
Benyakhlef ouvert
24h/24 et 7j/7. C’était
un vrai capharnaüm. Je n’ai jamais vu un bazar aussi étonnant.
Le souk de Fès est le plus grand du Maroc, néanmoins, il me
semble, d’après mes
souvenirs, qu’il y avait une répartition des boutiques dans un
ordre un peu plus structurel. Ici la
répartition est très hétéroclite : le
boucher se situe entre un marchand de casseroles d’occasions
et un magasin de sous-vêtements. L’opticien
entre une droguerie et un marchand de
fruits secs si
ce n’est pas un magasin de chaussures….
Incroyable dans ce souk où l’on peut s’y perdre, on
trouve de tout, neuf et occasion. Je
me retrouvais dans des couloirs assombris
par des toits en
tôle dans lesquels je devais retirer mes lunettes de soleil
et par je ne sais quel miracle le soleil m’éblouissait
en arrivant au milieu d’une
travée car,
cette dernière continuait
à ciel ouvert
et là, je devais baisser mes
lunettes de soleil sur le nez pour
les relever quelques instants plus tard. En outre, il y avait une très
longue travée réservée aux vendeurs de tissus, d’accessoires de
couture et de couturiers. Tous les hommes s'affairaient derrière leur machine à coudre. Les étals bigarrés
contrastaient avec les autres.
Il y avait un choix
impressionnant.
Oh les couturières seraient
heureuses ; ici rubans, fil, fermetures à glissières de
toutes les tailles,
passepoil, biais, galon... en grand nombre, tous
les articles classés par ordre de couleur se
côtoyaient, sans oublier tous les tissus. On
aurait dit un nuancier. C’était beau.
Il
y avait beaucoup de monde, les allées sont étroites et même
encombrées d’accessoires divers ou de caisses empilées comme un
château de cartes. Évidemment, nous nous sommes perdus, et nous ne
retrouvions pas la sortie. Par ici, non par là… Nous croisions de
nombreux marocains, habitués à ce lieu, il
y avait un
murmure
mouvementé
de conversations inaudibles, de toutes façons, je ne connais pas la
langue arabe. Dans ce
labyrinthe les vendeurs nous souriaient et nous avons dû demander
notre chemin.
Dehors,
sous les rayons du soleil ardents, les grands taxis étaient
à la queue leu leu garés le long d’un trottoir. Les chauffeurs
s’étaient
assemblés par terre, à l’ombre sous un arbre. L’un d’entre
eux nous a ramenés
à bonne destination.
Ouf ! C’était une journée bien remplie. Aujourd’hui nous
restons tranquilles à l’ombre car vous l’avez compris, et
peut-être même entendu aux informations, c’est la canicule en
Espagne et au Maroc.
Nous
sommes tellement bien dans ce petit camping que nous pensons y rester
jusqu’au tout début du mois de mai.
Phil
a levé la parabole de la télévision. Oh mais rien à changer dans
les programmes depuis notre départ fin novembre. En fait, il n’y a
rien d’intéressant. En ce qui concerne les informations, nous les
lisons chaque matin sur mon I phone, c’est bien suffisant !
«Le fameux souk de
Benyakhlef, situé en plein centre de la commune, engendre de
nombreux problèmes qui irritent les habitants et les exposent à
plusieurs sortes de risques. La situation est pénible pour les
riverains, avant et après le souk. Une situation qui doit inciter
les services concernés à traiter de toute urgence le problème qui
défigure le centre de la commune de Benyakhlef. Le transfert du souk
évoqué maintes fois n'a jamais été mené à terme. En effet, le
conseil communal avait adopté, lors de l'une de ses sessions, une
résolution pour le transfert du souk à Aïn Tekki (Hay Al
Mohammadi) sur un terrain d'une superficie de 13 hectares. Néanmoins,
ces 13 hectares font partie d'une assiette foncière de 120 hectares
mobilisés dans le cadre du programme «Villes sans bidonvilles». Le
lot de terrain concerné n'est pas ouvert à l'urbanisation. La
commune est interpellée pour régler le problème d'indisponibilité
du foncier et s'approprier les 13 hectares nécessaires à la
création du futur souk et œuvrer, ainsi, pour l'ouverture de la
zone concernée par ce projet à l'urbanisation.
En attendant une solution qui tarde à voir le jour, ceux qui
résident à proximité du souk continuent de s'exposer à des
risques de tout genre (pollution sous toutes ses formes, nuisances
sonores, problèmes d'hygiène, d'insécurité, etc.). «Le
développement de la commune, souligne ce riverain, ne peut se faire
sans la volonté et l'ambition de tous, en privilégiant une bonne
qualité de vie. Le transfert du souk est une priorité. La
réalisation des projets socio-économiques en lieu et place
permettrait de sauvegarder l'environnement et de donner plus
d'attrait au centre de Benyakhlef, longtemps marginalisé. Les
services concernés sont interpellés pour valoriser les atouts de la
commune afin de garantir un meilleur cadre de vie aux habitants.» En
effet, la commune de Benyakhlef aux vocations multiples n'arrive pas
à valoriser ses atouts. Des atouts qui constituent, certes, un tissu
pour son développement économique, social, culturel et sportif,
mais des contraintes structurelles freinent son essor. Les problèmes
qu'il convient de régler consistent en l'habitat insalubre, ou
encore l'état actuel de la forêt, un patrimoine qui ne cesse de se
dégrader. Il y a également lieu de citer le retard accumulé dans
la réalisation du fameux projet de l'échangeur situé au niveau du
pont de Benyakhlef. Un autre problème non des moindres concerne
l'état de la route régionale 313 reliant Mohammedia à Benyakhlef.
Cet axe qui connaît un intense trafic routier est confronté à de
sérieux problèmes de fluidité de la circulation, de sécurité
routière et de nuisances diverses. Sur une bonne partie de cette
route qui mène au centre de Benyakhlef, nids de poule, trous dans la
chaussée, défaillances de signalisation, etc. constituent le lot
des usagers de la route. La commune doit se pencher sur le défaut
d'infrastructures de base et privilégier l'entretien continu des
voies névralgiques, avec plus d'intérêt pour la maintenance, sans
omettre l'urgence du déménagement du souk en question.»
Article
de presse de lematin.ma (Mohammedia Un véritable «souk» à
Benyakhlef)
***
« Si vous
voulez acheter, traversez le bazar en regardant et achetez en
retournant.»
Proverbe arabe
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Un
dernier mini quizz :
Énigme : attention il y a une subtilité !
Il
n’y a que deux indices.
Le
premier
est ci-dessous,
le second arrive
demain.
Je
me tairais sur vos réponses. Vous pouvez indiquer autant de solution
que vous souhaitez, elles ne sont pas limitées ! Le
résultat sera
en ligne le 10
mai.
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Image du Net |
À
demain,
pour de nouvelles aventures et découvertes !