La chaleur continue de s’abattre lourdement sur nos journées. Pourtant, de retour du Maroc, nous pensions être habitués au soleil… mais celui-ci est différent, plus sec, presque immobile.
Sous mon chapeau acheté à Essaouira, vêtue de ma robe à rayures jaunes et blanches, je suis partie marcher sur un petit chemin bordé d’un ruisseau aux herbes sauvages. L’air embaumait la végétation tiède, la paille chauffée au soleil et la terre sèche des champs encore blondis de céréales.
Autour de moi, les oiseaux chantaient tandis que des papillons blancs voltigeaient paresseusement dans la lumière. Mon Lièvre, lui, avait préféré rester à l’ombre, écrasé par cette chaleur de plomb.
Au loin pourtant, la civilisation rappelait sa présence : des rires d’enfants, une musique venant sans doute d’une piscine cachée derrière les haies, puis le grondement régulier de la route que nous reprendrons bientôt.
Je suis finalement arrivée dans un vieux village silencieux, aux volets clos sous le soleil de quatorze heures. Devant l’église Notre-Dame-de-l’Immaculée-Conception, portes fermées, j’ai imaginé les générations passées ayant trouvé refuge entre ces murs de pierre fraîche.
De retour près de ma carapace chauffée à blanc, j’ai ouvert mon carnet vert pour y déposer cette promenade de mai, entre chaleur, silence et envie déjà grandissante de retrouver les miens.
Mais le voyage, lui, n’est pas encore terminé…
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«Il y a dans la marche quelque chose qui anime et avive mes idées.»
Jean-Jacques Rousseau (1712 – 1778), écrivain, philosophe et musicien
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À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !




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