À vingt-trois heures hier soir, le thermomètre affichait encore vingt-neuf degrés. Même après une douche fraîche, nos corps continuaient de transpirer. Alors je suis sortie marcher un peu sur le parking déserté d’humains. Les autres carapaces avaient leurs fenêtres grandes ouvertes et les moteurs de climatisation ronronnaient dans la nuit.
Dans le ciel bleu nuit, une seule étoile brillait : l’étoile polaire. La même que ma famille pouvait contempler au même instant.
La nuit fut courte. Dès l’aube, nous avons préféré reprendre la route avant que la chaleur ne devienne étouffante. Mon lièvre avait déjà tout plié la veille avec son efficacité habituelle.
Très vite, la campagne nous a enveloppés. La route traversait un véritable tunnel de verdure formé par les arbres feuillus. Puis sont apparues les longues vignes alignées à perte de vue : nous étions désormais au pays du Pineau et du Cognac.
Un peu plus loin, des pommiers protégés sous des filets m’ont presque donné l’impression de traverser la Normandie, même si ici, ce n’est ni le royaume du cidre ni celui du jus de pomme.
Les champs dessinaient un immense patchwork de verts et de jaunes sous la lumière du matin. Pendant tout le trajet, je n’ai cessé de saisir ces petits tableaux dans mon carnet vert posé sur mes genoux.
Cette portion de voyage fut paisible, silencieuse presque, et propice à la contemplation du monde.
***
«Le bonheur est parfois caché dans l’inconnu.»
Victor Hugo (1802 -1885), dramaturge, romancier et dessinateur français
***
![]() |
| Que je suis bien dans l'eau par cette chaleur ! |
![]() |
| La belle étoile polaire |
À demain, pour de nouvelles aventures et découvertes !






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire